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Il enlève son fils de 6 ans

Ugo Fredette s’était beaucoup investi dans la production d'un documentaire sur l’enlèvement de Cédrika Provencher

Ugo Fredette
Photo tirée de Facebook Ugo Fredette a enlevé son fils de 6 ans jeudi soir. Il aurait fait monter le garçon dans un camion blanc de marque Ford, modèle F-250, datant de 2016. La Sûreté du Québec indiquait jeudi que le numéro d'immatriculation du véhicule – portant l’inscription AXON – est: FLK5965.

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Le producteur d’un documentaire sur la disparition de la petite Cédrika Provencher et d’autres films consacrés à des enlèvements ou des assassinats était recherché jeudi soir par la police après qu'il eut enlevé son fils de 6 ans.

Ugo Fredette aurait quitté en fin de journée le domicile familial situé à Saint-Eustache, emmenant son fils de six ans dans une camionnette blanche de marque Ford. La camionnette a d'ailleurs été retrouvée au cours de la nuit dans une halte routière de Lachute. Il n'y avait personne à bord du véhicule.

Ugo Fredette
Photo Agence QMI, Erik Peters

Par ailleurs, la mère de l'enfant a été retrouvée sans vie dans la résidence familiale. Elle aurait été poignardée. La Sûreté du Québec (SQ) affirmait jeudi que cette mort pourrait être liée à l’enlèvement du petit garçon.

C’est un enfant qui aurait alerté un passant devant le domicile du couple, à l’heure du souper. Ce passant aurait ensuite prévenu la police.  

La SQ a déclenché une alerte Amber à 17 h 35.

«Notre priorité est de retrouver l’enfant en santé», a indiqué Audrey-Anne Bilodeau, de la SQ.

Quatre enfants vivaient avec le couple. Il était impossible, jeudi soir, de savoir où se trouvaient les trois autres enfants, si Ugo Fredette est bien leur père ou s’ils sont issus d’une précédente union.

Choc

La nouvelle a créé une onde de choc dans l’entourage du producteur et particulièrement chez ceux qui avaient travaillé à ses côtés sur la disparition de Cedrika Provencher.

Le grand-père de Cédrika Provencher a d’ailleurs tenté de raisonner Fredette en publiant un message sur Facebook.

«Te connaissant, je fais appel à ton cœur de père, ne commets pas l’irrémédiable, remets ton enfant aux policiers sans plus tarder pour qu’il soit en toute sécurité», écrivait-il.

«Je n’ai pas de mots, déclarait Nynon Fortin, qui gérait un groupe Facebook sur Cédrika Provencher avec Ugo Fredette depuis 2012. Il faut vraiment qu’il soit en détresse.» 

Tensions

L’homme traversait, d’après plusieurs témoins, une période délicate sur le plan familial.

Une bénévole ayant travaillé aux côtés d’Ugo Fredette sur le documentaire Cédrika, France David, a recueilli ses confessions il y a un mois.

«Un matin, à 5 h, il m’a demandé de l’appeler, car il n’allait pas bien, raconte la femme. Il m’a expliqué qu’il était séparé et que sa blonde lui reprochait d’être trop absent et d’être un mauvais père. Il m’a beaucoup parlé de son fils et de combien il l’aimait. Sa voix tremblait, il semblait très nerveux, je ne l’avais jamais vu comme ça.»

Une voisine, qui tient à garder l’anonymat, a indiqué au Journal que la police avait été appelée au domicile du couple il y a quelques semaines.

Émotif

Par ailleurs, plusieurs parents auraient retiré leurs enfants de la garderie que tenait à son domicile la compagne de Fredette, en raison des tensions que le couple traversait.

Une femme l’ayant fréquenté sur le tournage de 7 femmes et tenant à garder l’anonymat par crainte de représailles le décrit comme quelqu’un de «très sensible» et «émotif».

«Il arrivait qu’on le taquine et certaines choses pouvaient d’un coup le rendre très triste, se rappelle-t-elle. Mais je ne voyais rien de méchant en lui, je lui faisais pleinement confiance.»

– Avec la collaboration d’Amélie St-Yves et Vincent Larin