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3 chemins pour donner un sens à sa vie

3 chemins pour donner un sens à sa vie
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Dans le livre La route du sens : l’art de s’épanouir dans un monde incertain, le psychologue Jean-Louis Drolet soutient que trois attitudes peuvent nous aider à donner un sens à notre vie : comprendre, aimer, s’engager.

1. Comprendre nos expériences. Bien sûr, le sens ultime de la vie nous échappe à tous. On a beau croire en Dieu, en la science, en une philosophie, cela reste une croyance, un pari. On n’a aucune preuve tangible que la vie a un sens, aucune non plus qu’elle n’en ait pas. Pourtant, pour notre équilibre intérieur, il importe de nous faire une tête et d’expliquer ce qui survient dans notre existence. La raison pour laquelle on veut comprendre, interpréter, donner une cohérence et rendre intelligible chaque expérience est que cela nous sécurise fortement. Qu’on vive un épisode malheureux ou heureux, en l’expliquant, on l’inclut dans sa vie et tout s’allège. En particulier, les événements difficiles demandent des éclaircissements : « C’est donc pour cela qu’elle est partie... » Tant qu’on n’explique pas ce qu’on vit, on souffre et c’est le chaos. Quand on comprend pourquoi, quand on trouve une raison, on absorbe mieux ce qui se présente. Un exercice. Pour chaque domaine de sa vie, on peut voir où on en est : « amour, travail, loisirs, spiritualité, famille, relations interpersonnelles, finances, créativité, corps, plaisir ». Est-ce le désordre ? Pourquoi ? Comment remettre cela en ordre ?

2. Aimer la vie comme elle est. Quand on n’aime pas sa vie, on a tendance à rester en retrait. On évite, on fuit, on nie sa réalité. On devient insensible à la beauté des choses, à la bonté des êtres, on ne voit plus le potentiel des situations. Par crainte des blessures, on peut avoir fermé son cœur, rappelle le psychologue. Parfois, on ne sait même plus ce qui nous donne du plaisir, ce qui nous fait du bien. En nous soumettant aux exigences de la vie, nous avons tous laissé derrière nous une part de notre vraie nature. Il est bon de retrouver vraiment qui l’on est et ce qu’on désire faire, aimer, penser, etc. Notre société étant davantage axée sur l’avoir que sur l’être, il est facile de tomber dans la valorisation extérieure (« j’ai un beau char ») et de délaisser ce qui se passe en soi. Il s’agit en fait de prendre soin de nous et de réaliser que les souffrances peuvent être bénéfiques quand elles nous transforment et nous font évoluer. Un exercice. Posez-vous la question : « Qu’est-ce que j’aime ? » Même si cette question paraît banale, nous avons tous plus ou moins de difficulté à y répondre, rappelle Jean-Louis Drolet.

3. S’engager dans une direction. On poursuit des buts (j’économise pour m’acheter un chalet), on a des intentions (je me couche tôt pour être en forme demain). Il y a cohabitation en nous de nos intentions quotidiennes (se coucher tôt) et de nos intentions plus grandes (relever un défi, améliorer sa vie). Quand nos buts sont authentiques, quand ils correspondent à notre nature profonde, on a de l’énergie, rappelle l’auteur. « On s’implique dans le jeu de l’existence. » On avance. Dès lors qu’on s’arrête, la vie se restreint, elle perd son sens. Imaginez quelqu’un qui se bâtirait une maison sans concevoir un plan ! Lorsqu’on ne se fixe pas de buts, on perd la capacité de trouver un sens. Se fixer des buts, c’est prendre une direction.

Un exercice. Posez-vous les questions : « Est-ce que j’ai hâte à demain ? Que devrais-je mettre en place pour construire mon futur sur des bases solides ? À quoi est-ce que je veux consacrer le temps de ma vie ? »

« Être en vie implique toujours la tâche de lui donner un sens », écrit Jean-Louis Drolet. Quand on n’y arrive pas, on éprouve de l’ennui, une absence de vitalité, un sentiment d’inutilité, un manque de direction. Notre existence stagne. Bien sûr, on n’est pas toujours en plein drame, parfois on avance par intuition, on fait des choix par sensibilité et c’est très bien ainsi. C’est signe qu’on fait confiance à sa boussole intérieure. Pourtant, quand se présentera une période plus sombre, on pourra simplement se rappeler que comprendre, aimer et s’engager sont des verbes à ne pas oublier.