/finance
Navigation

Les chefs de PME désapprouvent la réforme fiscale du fédéral

bloc situation fédéral gouvernement
Photo archive / Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Près de 95 % de propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) sont d’avis que la réforme fiscale du gouvernement Trudeau leur sera nuisible, selon un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

L'enquête dévoilée jeudi a été effectuée en ligne auprès de près de 8900 propriétaires et fiscalistes du 6 au 14 septembre dernier.

Le fédéral souhaite abolir des échappatoires fiscales qu’utilisent de riches professionnels comme des médecins et des avocats pour payer moins d’impôt. Ottawa espère récupérer 250 millions $ par année en abolissant trois échappatoires qu’utilisent les gens d’affaires pour payer moins d’impôt, ce que dénonce la FCEI.

«L’un des changements envisagés par le gouvernement limiterait la possibilité qu’ont les chefs de PME, particulièrement ceux qui ont des entreprises familiales, de partager leurs revenus avec les membres de leur famille», rappelle la FCEI.

Depuis l’annonce de cette réforme en juillet, la FCEI ne cesse de monter au créneau. Le sondage indique notamment qu’environ 88 % des propriétaires de PME estiment que les modifications fiscales proposées entraveront leur croissance et la création d’emplois.

«Tout indique que cette réforme aurait un impact considérable sur les PME et cela ne serait sans doute pas sans conséquence sur l’économie du pays», a indiqué dans un communiqué Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI.

Selon le sondage, 9 chefs de PME sur 10 ont indiqué que les modifications fiscales proposées auraient des effets significatifs sur leur entreprise.

«On parle de mesures fiscales qui permettent aux PME de faire croître leur entreprise, d’assurer une stabilité en période d’incertitude ou d’épargner en vue de leur retraite. Sans ces outils de planification fiscale, les chefs de PME ne seront probablement pas en mesure de croître ou de créer autant d’emplois qu’ils le font actuellement», a-t-elle ajouté.

La Fédération note que près de 65 % des chefs de PME du sondage indiquent avoir fait des investissements passifs dans leur entreprise, notamment sous la forme de biens immobiliers.