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Après le deuxième bain, la douche froide

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Nos « vieux » se contentent de trop peu. Des miettes de considération, des patates « pilées » et un deuxième bain s’il reste quelques sous qu’on n’aura pas donnés aux médecins. Cette année préélectorale ne fera pas exception. Vous allez en entendre parler, des « aînés ». Ils seront même invités cette semaine à donner leur avis sur leurs conditions de vie. Pas tous, juste quelques groupes triés sur le volet, avec un droit de parole très limité. Qu’on vienne de terminer un exercice similaire il y a peu de temps ne semble gêner personne. Québec compte en profiter pour se péter les bretelles. Il faut lui rappeler que la fabulation ne peut être permise.

Déconnecté de la réalité

Dans son document « Politique Vieillir et vivre ensemble, chez soi, dans sa communauté, au Québec : Élaboration du plan d’action 2018-2023 », on affirme que, des 74 mesures suggérées entre 2012 et 2017, « 81 % étaient réalisées ou en cours de réalisation ». En d’autres mots, on a fait du bon travail et la situation des aînés s’est grandement améliorée. C’est faux. Et ça montre à quel point la ministre des Aînés, Francine Charbonneau, et celui de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, qui signent le document, n’ont aucune idée du terrain. Ils auraient avantage à consulter leur ex-collègue, l’ex-ministre Marguerite Blais, qui a déjà fait un tour du Québec des aînés et qui savait se faire leur porte-voix avec empathie.

Sortir de la léthargie

Le Québec vieillit à la vitesse grand V. Combien d’années encore va-t-on poser les mêmes questions ? On sait déjà qu’il est moins coûteux de recevoir des soins chez soi qu’en CHSLD, que les aidants naturels, dont 15 % ont plus de 65 ans, ont besoin de répit. On sait que vieillir ne signifie pas qu’on soit en fin de vie. Bien au contraire. On sait que les travailleurs âgés n’arrivent pas à se trouver du travail. Que vieillesse rime souvent avec pauvreté. On attend quoi ?