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Le procès de Normandeau pourrait débuter en décembre

Normandeau et Marc-Yvan Côté parmi les coaccusés

Nathalie Normandeau s’est présentée au palais de justice de Québec avec son avocat, Me Maxime Roy, lundi après-midi. Elle reviendra devant le tribunal le 30 octobre.
Photo DIDIER DEBUSSCHERE Nathalie Normandeau s’est présentée au palais de justice de Québec avec son avocat, Me Maxime Roy, lundi après-midi. Elle reviendra devant le tribunal le 30 octobre.

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Le procès de l’ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau, de l’ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté et de leurs quatre coaccusés pourrait débuter en décembre.

Accompagnés de leurs avocats, les accusés se sont tous présentés au palais de justice de Québec, lundi, pour une conférence de gestion. Aucune date n’a encore été officiellement arrêtée.

Cependant, le juge coordonnateur Jean-Louis Lemay a indiqué aux avocats de la défense et à la Couronne qu’il était en mesure de leur « fournir un juge » dans la semaine du 4 décembre. Cette possibilité, hautement hypothétique à ce stade-ci, sera toutefois tributaire du nombre de requêtes préliminaires qui devront être débattues et de la durée de celles-ci.

Afin d’accélérer la planification du procès, le magistrat a demandé plusieurs précisions aux avocats sur leurs agendas respectifs, le nombre de témoins qu’ils envisagent d’amener à la barre ou encore le type de requêtes qu’ils entendent présenter. Les éléments de preuve qui pourraient être dévoilés au stade de la conférence préparatoire sont frappés d’une ordonnance de non-publication.

Le juge du procès n’a pas été nommé

Le juge de la Cour du Québec qui présidera le procès n’a pas encore été nommé. Les accusés seront de retour devant le tribunal le 30 octobre prochain pour la suite de la conférence préparatoire.

Rappelons que Mme Normandeau, Marc-Yvan Côté, Bruno Lortie, France Michaud, Mario Martel et François Roussy font face à des accusations de complot, de corruption, de fraude et d’abus de confiance depuis qu’ils ont été arrêtés par l’UPAC en mars 2016.

Preuve volumineuse

Interrogé par les journalistes à sa sortie de la salle de cour, l’avocat Réjean Lavoie, qui représente depuis peu Mario Martel, a illustré à quel point la preuve de la poursuite – qui compte sur une liste de 139 témoins – est volumineuse.
« Je n’ai pas eu le temps de prendre connaissance de l’entièreté du dossier. D’ailleurs, le dossier est tellement lourd, 150 Go, que même à la fin du procès, je n’aurai pas pris connaissance de tout », a-t-il laissé tomber.