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Pourquoi est-ce que c'est juillet en septembre?

Pourquoi est-ce que c'est juillet en septembre?
Photo Toma Iczkovits

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Alors que la normale de saison pour un 26 septembre avoisine les 17 degrés Celsius, le thermomètre a frôlé les 30 degrés mardi à Montréal. «C’est juillet en septembre», illustre le météorologue Alexandre Parent, d’Environnement Canada.

Si le retour de l'automne est prévu pour jeudi, vous êtes sûrement nombreux à vous demander pourquoi il a fait si chaud au Québec en septembre... Ça tombe bien, nous aussi!

C'est simple: la vague de chaleur historique qui frappe la province depuis la mi-septembre est due à une crête de haute pression.

Avec une crête de haute pression vient un ciel dégagé, du temps sec et des températures chaudes et humides. Amen.

Si, en été, les crêtes de haute pression n’ont rien d’exceptionnel (à part cet été, mettons), en automne, elles sont plus rares. Surtout sur une si longue période.

L'impact des ouragans

Les ouragans puissants et meurtriers qui ont secoué les États-Unis et l’Amérique centrale au cours du dernier mois y sont-ils pour quelque chose? Pas vraiment, selon le météorologue.

Pourtant, il serait faux d'affirmer que ces systèmes n’ont absolument aucune influence sur notre météo.

«Les systèmes tropicaux sont les plus vieilles thermopompes au monde. Ils servent à réguler la température de la planète en prenant la chaleur et l’humidité près de l’équateur et en les transportant au nord et au sud», explique M. Parent.

«Par contre, d’établir un lien direct [entre le temps chaud et les ouragans] représente un raccourci par rapport à un phénomène sur lequel la science ne s’est pas encore penchée.»

Par ailleurs, la crête de haute pression que l'on observe depuis plus de deux semaines au Québec pourrait avoir eu un impact sur la trajectoire des ouragans José et Maria, en les empêchant notamment de progresser vers le nord.

Réchauffement climatique

Faut-il attribuer cette vague de chaleur inusitée aux changements climatiques? Non. Du moins, pas directement.

Avec la hausse des températures de l’atmosphère et des océans, des phénomènes météo comme les vagues de chaleur tardives pourraient toutefois devenir plus fréquents.

«Plutôt que de se produire une fois tous les 30 ans, cela pourrait arriver plus souvent, par exemple, tous les 20 ou 25 ans», conclut M. Parent.

En attendant, ceux qui n'en peuvent plus de la chaleur peuvent se consoler en se disant que Noël est dans moins de trois mois.