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Initiation au cyclocross

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Photo courtoisie Sylvain Beaudoin En cyclocross, les athlètes sont amenés à franchir une multitude d’obstacles de tout genre le long d’un parcours d’environ 2 km qu’ils devront boucler le plus de fois possible dans un laps de temps donné.

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Boucler un parcours d’environ deux kilomètres le plus de fois possible pendant 30 à 60 minutes. On devine l’effort plutôt exigeant. Et si on ajoutait à ce parcours une variété de surfaces (asphalte, gravier, gazon, sable et boue) et d’obstacles comme des escaliers ou bien des haies ? Bienvenue dans le monde du cyclocross. Récit d’une initiation.

Le parc Delorme, dans l’est de Montréal, est mon terrain de jeu pour l’occasion. Pour la troisième année, ce dernier accueillera le championnat provincial de cyclocross le mois prochain. On y retrouve une belle diversité de surfaces et d’obstacles pour mettre à l’épreuve les habiletés physiques et techniques des coureurs... et pour donner un bon spectacle aux curieux.

« Le cyclocross, c’est un happening », raconte Yannick Perreault, propriétaire de la boutique Maglia Rosa qui commandite le circuit et grand passionné du sport qui se dédie à sa promotion depuis plus de cinq ans. C’est ce dernier qui assurera mon initiation.

À l’essai

En selle, une monture en aluminium aux fourches de carbone. Ce sont principalement ses pneus et leur pression qui diffèrent du vélo de route classique. D’une largeur entre 33 mm et 35 mm, les pneus cramponnés offrent une adhérence supplémentaire essentielle en cyclocross.

« Certains participent aussi aux événements sur des vélos de montagne ou sur des vélos hybrides chaussés respectivement de pneus plus étroits ou plus larges », explique Yannick.

La question de l’équipement bouclée, vient le temps de rouler. On commence par un bon sprint pour « bien se positionner avant les obstacles techniques ». L’impulsion est critique dans ce sport explosif. Déjà, une première courbe serrée, juste avant une brève montée à 15 % sur surface gazonnée, puis s’enchaîneront une courte descente et un virage en épingle autour d’un grand conifère.

Concentration

Plus loin, on roulera en biais avant d’attaquer un autre virage sur du gravier. Arrivent les marches à grimper, qui nécessitent un saut du vélo, une petite course le cadre contre l’épaule avant de monter en selle pour repartir de plus belle. Il y a aussi les trous de sable et les simulations de haie, en plus de buttes, de caniveaux, et des virages aux arcs variés que j’attaquerai rarement dans le bon angle.

« Ce que j’aime du cyclocross, c’est qu’on n’a pas le choix d’être toujours concentré, et donc de décrocher », avait partagé Yannick avant l’essai.

Je ne pense à rien, en effet. Les sens en alerte, les muscles de tout le corps bien sollicités et le cœur hors de ma poitrine, j’opère en mode survie à travers les obstacles.

« Pendant une course, mon rythme cardiaque ne baisse jamais », avait prévenu le cycliste.

Je m’imagine vivre l’expérience à travers une dizaine de coureurs qui tentent de prendre leur place sur le parcours. Un défi grisant ! Mes seuls moments de répit se concentrent aux descentes, où je flirte trop souvent avec les freins, craintive.

« À ma première course, je suis arrivé avant-dernier au classement », ajoute-t-il. Pourtant, le cycliste accumulait une solide expérience de vélo de route et de vélo de montagne, un combo fort utile pour ce sport qui se positionne comme un point de rencontre des deux disciplines. Il lui manquait l’essentiel : les habiletés techniques.

Technique et puissance

Il faut bien attaquer les virages, toujours ajuster sa conduite selon la surface, savoir efficacement débarquer du vélo et remonter en selle (et courir le vélo sur l’épaule) et manier les vitesses stratégiquement. Devenir un bon pilote de cyclocross nécessite de la pratique. Bonne chose, on peut s’improviser des circuits un peu partout, ce qui rend la pratique du sport particulièrement accessible, même aux citadins. Un peu de relief, des arbres à contourner, peut-être deux ou trois cônes et le compte est bon !

« Et en compétition, c’est là qu’on progresse vraiment ! Dans le trafic, tu n’as pas le choix de réagir rapidement », pense Yannick Perreault.

Il faut bien entendu aussi être capable de tenir une bonne intensité sur deux roues pour la durée de l’épreuve, ce qui exige des entraînements en intervalles que l’on peut faire sur la route.

Gros programme ? Heureusement, on est loin des entraînements éreintants dont on réussit surtout à passer à travers par une force de l’esprit contre l’ennui.

En compétition, comme source d’énergie, on peut en plus compter sur une ambiance festive, carburant reconnu comme efficace. Pensiez-vous votre saison de vélo terminée ?

ATELIERS D’INITIATION

Maglia Rosa Velo Shop propose des ateliers d’initiation au cyclocross cet automne. Prochaines dates, toutes au parc Delorme :

  • 4 octobre à 18 h
  • 11 octobre à 18 h
  • 18 octobre à 18 h

Renseignements : https://magliarosaveloshop.com

Rossi Bike à Lachine offre aussi des entraînements et des cliniques de cyclocross, en plus de la location pour toute la saison.

CIRCUIT DE CYCLOCROSS

Le cyclocross est un sport d’action. Il n’y a rien comme vivre l’expérience en plein happening pour savoir ce qu’il en est.

La plupart des événements proposent la catégorie senior sport, pensée pour ceux qui ont moins d’expérience de course dans les jambes.

Circuit provincial Maglia Rosa

Prochains rendez-vous :

  • 30 septembre, Bromont
  • 7 octobre, Drummondville
  • 8 octobre, Laval
  • 15 octobre, Joliette
  • 21 octobre, Boucherville
  • 22 octobre, Montréal

Renseignements : https://fqsc.net/cyclocross