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Un chauffeur de taxi coupable de viol

Il a agressé une cliente qui s’est par la suite suicidée

Donat Lizotte a été déclaré coupable d’agression sexuelle sur une mineure, jeudi, au palais de justice de Sept-Îles.
Photo d'archives, Emy-Jane Déry Donat Lizotte a été déclaré coupable d’agression sexuelle sur une mineure, jeudi, au palais de justice de Sept-Îles.

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La famille d’une adolescente violée par un chauffeur de taxi et qui s’est suicidée quelques mois plus tard a poussé un soupir de soulagement lorsque l’accusé a été reconnu coupable jeudi matin.

Le soir du 31 décembre 2014, Donat Lizotte, 73 ans, a conduit sa cliente de 17 ans dans un secteur isolé de Sept-Îles pour l’agresser dans son véhicule. Il faisait noir et seul un boisé entourait le site où le taxi s’est arrêté.

Le verdict de culpabilité rendu après près de trois ans de procédures a causé un véritable soulagement au sein des proches de la victime, qui ne peut être identifiée en raison d’une ordonnance de non-publication.

«Toute la nuit, j’ai répété le mot “coupable” dans ma tête. Pas parce que je croyais qu’on allait gagner, mais parce que j’espérais que ça se rende à la tête du juge et qu’il prononce ces mots», a confié un membre de la famille au Journal.

C’est que les déclarations de la victime n’avaient pas pu être admises en preuve, en raison de l’impossibilité de mener un contre-interrogatoire pour la défense à la suite du décès de la victime. Cette décision du juge avait causé beaucoup d’inquiétude chez les proches pour la suite des choses.

Le GPS du véhicule et l’ADN de Donat Lizotte relevé dans la trousse médico-légale de la plaignante ont finalement suffi pour le déclarer coupable. Les observations sur la peine de Donat Lizotte se tiendront vendredi, au palais de justice de Sept-Îles.

«Mais lui, il ne sait pas que la sentence qu’il nous a donnée à nous [la famille], c’est une sentence à vie», a dit une proche, puisque la victime s’est depuis suicidée.

Les autres filles de sa famille auraient été très affectées par le drame.

«Ce monsieur ne saura jamais quel tort il a causé à notre famille (...) À la suite de ce premier suicide, c’est apparu pour nos filles comme une solution à leurs problèmes. Elles ont tenté de passer à l’acte», a-t-elle dit.

Procédures pénibles

Les procédures ont été «pénibles» pour la famille. La défense a notamment tenté de contrecarrer la preuve d’ADN en avançant que le sperme de Donat Lizotte retrouvé sur la culotte et dans le vagin de la victime était déjà sur le siège lorsqu’elle est montée dans le taxi. L’avocat du chauffeur avait essayé de faire valoir que le pantalon mouillé de la victime avait favorisé une infiltration.

«Ce n’était pas frustrant, mais jusqu’à un certain point on finissait par en rire en se disant qu’il ne savait vraiment plus où se garrocher et que c’était vraiment n’importe quoi», a dit la proche.

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