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Sondage: les Québécois en faveur du développement éolien

Sondage: les Québécois en faveur du développement éolien
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Les Québécois sont favorables au développement éolien. Un sondage Léger réalisé pour l'Association canadienne de l'énergie éolienne indique que plus de deux Québécois sur trois croient que le Québec doit faire une plus grande place à ce type d'énergie. Ces chiffres réjouissent les élus de l’Est-du-Québec.

Ainsi, près de 78 % des répondants au coup de sonde se montrent plutôt favorables au développement de parcs éoliens.

À court terme, la politique énergique 2030 du gouvernement ne prévoit pas la construction de nouveaux parcs éoliens. Près de la moitié des Québécois sondés ne croit pas que c'est une bonne décision.

«[Sur] toute la question des surplus d'électricité, ils n'y voient pas un problème. Au contraire, ils y voient une opportunité. Ils voient dans la politique énergétique une façon de stimuler l'économie de la province», a précisé Jean-Frédérick Legendre, directeur pour l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA) au Québec.

Ce type d'énergie renouvelable est perçu comme un bon moyen de stimuler le développement économique des régions.

«Dans ma circonscription, il y a Marmen, il y a Enercon, mais il y a tous les sous-traitants dans la Matanie, dans la Mitis, dans la Matapédia, a indiqué le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé. Le nombre d'emplois est important dans l'Est-du-Québec, mais l'est également à Montréal, mais ailleurs. Cette industrie doit être soutenue.»

Les résultats du sondage satisfont les élus municipaux qui travaillent sur le dossier depuis des années.

«Actuellement avec [le parc éolien] Nicolas-Riou, c'est un modèle d'affaires qui est vraiment avant-gardiste, audacieux, vraiment, démontre l'importance de s'impliquer dans ces types de projets là d'énergie renouvelable», a indiqué le maire de Matane, Jérôme Landry, qui se réjouit des résultats de l'enquête.

La question des coûts et de la nuisance pour les paysages arrivent en tête de liste des raisons qui expliquent le rejet du développement de parcs éoliens par une faible proportion des Québécois. Le coup de sonde a été réalisé du 12 au 18 juin derniers auprès de 1000 personnes.