/news/currentevents
Navigation

Fusillade de Moncton: la GRC coupable de ne pas avoir fourni l’équipement adéquat

 Fusillade à Moncton en 2014
Photo d'Archives Des policiers entourant une maison où se cachait avec deux otages Justin Bourque, le tireur fou de Moncton, au Nouveau-Brunswick, le 5 juin 2014.

Coup d'oeil sur cet article

MONCTON, N.-B. – Accusée de violations au Code du travail lors de la fusillade de juin 2014 à Moncton, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a été reconnue coupable vendredi de ne pas avoir fourni à ses agents l'équipement adéquat et la formation nécessaire.

La décision a été rendue par le juge Leslie Jackson au palais de justice de Moncton, au Nouveau-Brunswick, a rapporté le quotidien «The Globe and Mail».

Quatre accusations avaient été déposées par Emploi et Développement social Canada, qui doit faire enquête lorsqu’un employé du gouvernement fédéral perd la vie. Elles avaient trait à l'équipement, à la formation et à la supervision.

Le juge Leslie Jackson a rejeté les accusations portant sur la supervision.

Réagissant à la décision, la GRC a dit respecter la procédure judiciaire. «Nous examinerons maintenant le jugement et déciderons des prochaines mesures à prendre», peut-on lire dans un communiqué.

À la suite d’une enquête, il avait été établi que les agents de la GRC n’avaient pas eu accès à des armes plus sophistiquées ni à de l’équipement adéquat – il n’y avait pas de gilets pare-balles pour tous – et qu’ils avaient éprouvé des problèmes de communication.

Le 4 juin 2014, Justin Bourque a tué par balle les policiers David Ross, 32 ans, Fabrice Gevaudan, 45 ans, et Doug Larche, 40 ans. Il a aussi blessé les policiers Darlene Goguen et Éric Dubois. Bourque a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans.

Rappelons qu’un examen indépendant réalisé pour le compte de la GRC après la tuerie avait permis d’émettre 64 recommandations pour éviter que survienne à nouveau une pareille tragédie, notamment assurer un meilleur accès aux fusils et aux gilets pare-balles, ainsi qu’une meilleure communication.