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Politique et sport

Colin Kaepernick était loin de croire que son geste prendrait de telles proportions.
Photo d’archives, AFP Colin Kaepernick était loin de croire que son geste prendrait de telles proportions.

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C’est officiel : Donald Trump ne laisse personne, mais vraiment personne indifférent.

Habitués à se faire dire quoi penser et pour qui voter par la colonie artistique, entre autres, les gens pouvaient à tout le moins compter sur leurs vedettes sportives pour strictement les divertir, bien que ces mêmes vedettes tentent plus ou moins subtilement de leur vendre différents produits à l’occasion.

Ce n’est plus le cas. Au terme d’une semaine complètement folle, la politique a finalement infiltré le monde du sport. Il faut dire que le président américain ne fait rien pour calmer les tensions, traitant les joueurs de la NFL qui s’agenouillent durant l’hymne national de « fils de putes » et rabaissant la plus puissante ligue sportive nord-américaine à coups de tweets assassins.

De leur côté, tant les médias sportifs que ceux couvrant la politique en font leurs choux gras. Les guerres de mots entre Trump et la NFL, entre Trump et les Warriors de Golden State et entre Trump et LeBron James donnent lieu à de la bonne télé et génèrent de précieux clics.

Même le propriétaire du Tricolore, Geoff Molson, est tombé dans le panneau en critiquant Donald Trump dans un tweet cette semaine, gazouillis qu’il a par la suite supprimé.

Qui aurait cru que le fait d’interpréter l’hymne national américain avant un événement sportif, geste qui est devenu une tradition au baseball majeur et au football vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, aurait mené à un débat aussi controversé quelque 70 années plus tard ?

Saint-Colin

Ce qui a débuté comme un geste de sensibilisation de l’ex-quart des 49ers de San Francisco Colin Kaepernick face à la violence policière dont sont victimes les Afro-Américains aux États-Unis est devenu un sujet délicat qui s’étend jusque chez nous.

Tous les athlètes de tous les sports sont questionnés à ce sujet. Sidney Crosby et ses coéquipiers des Penguins de Pittsburgh sont critiqués pour avoir accepté l’invitation de Donald Trump à visiter la Maison-Blanche. Même la jeune sensation Auston Matthews, des Maple Leafs, a dû clarifier ses intentions, à titre d’Américain.

Ces athlètes n’ont pas demandé à être mêlés au mouvement lancé par Colin Kaepernick, que l’on compare aujourd’hui à Jackie Robinson et Muhammad Ali. Disons qu’avec son contrat de 126 millions de dollars, Kaepernick n’a pas vraiment eu à vivre les mêmes épreuves que Jackie Robinson, qui ne pouvait pas fréquenter la même cafétéria que ses coéquipiers, par exemple.

Un débat délicat

Ce débat place aussi les propriétaires dans une drôle de situation, et comme les médias ne semblent pas vouloir lâcher le morceau, ces mêmes propriétaires devront continuer de gérer cette situation bien malgré eux.

Et comme leur objectif principal est de générer des revenus et non de mener des expériences sociales, c’est ce qui influencera d’abord et avant tout leurs décisions.

S’ils ont plus à gagner qu’à perdre en interdisant à leurs joueurs et entraîneurs de s’agenouiller durant l’hymne national, c’est la voie qu’ils choisiront.

Le cas Tim Thomas

En terminant, une question que l’on n’a pas entendue souvent cette semaine. Pourquoi l’ex-gardien des Bruins de Boston Tim Thomas a-t-il été traité de tous les noms en 2011 lorsqu’il a refusé l’invitation de Barack Obama à la Maison-Blanche, tandis que l’on réserve le même sort à ceux qui acceptent l’invitation de Donald Trump ?

Thomas n’avait-il pas le droit d’être en désaccord avec les orientations politiques du président de l’époque ?

Les tweets de la semaine...

Fête annulée

Face au peu d’enthousiasme démontré par la principale vedette des Warriors de Golden State, Stephen Curry, à l’idée de visiter la Maison-Blanche en tant que champion de la NBA, le président Donald Trump a tout simplement retiré son invitation. Robin Lopez, des Bulls de Chicago, souhaite visiblement que l’ère Trump prenne fin sous peu.

« Ne vous en faites pas, dans quelques mois, peut-être que même Donald Trump ne pourra plus visiter la Maison-Blanche. »

Moins brave en personne

De toute évidence, le joueur de l’unité défensive des Broncos de Denver, Brandon Marshall, en a assez de se faire critiquer et insulter sur Twitter pour les contre-performances de Brandon Marshall qui évolue au poste de receveur de passes chez les Giants de New York. Il a donc décidé de répliquer à ceux qui se montrent courageux derrière leur écran.

« Viens me rencontrer dans le stationnement après le match, champion ! »

Expérience à répéter

Malgré son format étrange, la première édition de la Laver Cup a donné lieu à du grand tennis, notamment lors du dernier match entre Roger Federer et Nick Kyrgios. À la suite de la victoire de Federer et de la formation européenne, on constatait que tous avaient apprécié l’événement, y compris Rod Laver, que l’on a voulu honorer avec ce tournoi.

« Les mots ne peuvent exprimer ma fierté. Le grand gagnant de cet événement aura été le tennis. »

À surveiller...

Quelle malédiction ?

Le début d’une nouvelle saison tant au hockey qu’au football américain marque la sortie de nouveaux jeux vidéo de l’entreprise EA Sports, soit les franchises NHL et Madden. Ceux qui croient que les athlètes qui sont retenus pour figurer comme joueur vedette du jeu seront frappés par une malédiction au cours de la saison suivront de près cette année les performances de Connor McDavid et de Tom Brady. Historiquement, des joueurs prolifiques comme Eric Lindros, Mario Lemieux et Dany Heatley ont été frappés par cette malédiction. Jusqu’à présent, Connor McDavid semble être en pleine forme en matchs préparatoires. Dans la NFL, s’il y a un joueur qui peut vaincre la malédiction de la série Madden, il s’agit bien de Tom Brady. Le quart-arrière des Patriots vient d’être nommé joueur offensif de la semaine et, même à 40 ans, refuse de ralentir.

Les cinq suggestions de la semaine

FOOTBALL

Colin Kaepernick était loin de croire que son geste prendrait de telles proportions.
Photo Martin Chevalier

Comme si les choses n’allaient pas assez mal pour les Alouettes, l’équipe se rend à Calgary pour y affronter les Stampeders, qui ont une fiche de 11-1-1.

► Ce soir à 21 h 30 à RDS et TSN


SOCCER

Colin Kaepernick était loin de croire que son geste prendrait de telles proportions.
Photo d’archives, Jeff Conner

Blanchi samedi à Atlanta de même que mercredi à Montréal, l’Impact se doit d’inscrire une victoire au Colorado demain soir contre les Rapids.

► Demain à 21 h à TVA Sports


BASEBALL

Colin Kaepernick était loin de croire que son geste prendrait de telles proportions.
Photo AFP

Les Blue Jays concluent une saison 2017 à oublier au Yankee Stadium. Ça pourrait être le dernier match de Jose Bautista avec l’équipe.

► Dimanche à 15 h à TVA Sports et Sportsnet


FOOTBALL

Colin Kaepernick était loin de croire que son geste prendrait de telles proportions.
Photo d’archives, Sébastien St-Jean

Les Redskins, qui viennent de donner une leçon aux Raiders, affrontent Laurent Duvernay-Tardif et les Chiefs lundi soir.

► Le lundi 2 octobre à 20 h 30 à RDS2 et TSN


HOCKEY

Colin Kaepernick était loin de croire que son geste prendrait de telles proportions.
Photo d’archives, AFP

La saison de la LNH débute avec deux duels canadiens. Toronto affronte Winnipeg suivi de la bataille de l’Alberta.

► Le mercredi 4 octobre à 19 h à TVA Sports et Sportsnet