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Nadia et son aura

Les 47es Championnats du monde de gymnastique artistique commencent lundi au Stade olympique

Nadia Comaneci
Photo JOEL LEMAY, AGENCE QMI La reine des Jeux olympiques de Montréal, Nadia Comaneci, est l’ambassadrice des 47es Championnats du monde de gymnastique artistique.

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Symbole de la perfection dans le sport, Nadia Comaneci est encore entourée d’une aura qui la suit partout où elle va. La reine des Jeux olympiques de Montréal, en 1976, suscite toujours le même engouement, même si 41 années se sont écoulées depuis ses exploits sur le plateau des compétitions de gymnastique au Forum.

La présence de Nadia, dimanche midi, à la conférence de presse d’ouverture des 47es Championnats du monde de gymnastique artistique a attiré une foule impressionnante de représentants des médias de plusieurs pays dans la salle située au sommet de la tour du Parc olympique.

On se marchait sur les pieds, mais la vue était grandiose, à la hauteur de la porte-parole de ces Mondiaux.

Comme à la maison

La grande dame de la gymnastique, qui s’exprime encore bien en français même si elle vit aux États-Unis depuis fort longtemps, ressent toujours de vives émotions lorsqu’elle revient à Montréal.

Elle est fière d’être l’ambassadrice de ces championnats qui vont commencer lundi et qui vont réunir les 400 meilleurs gymnastes de la planète en provenance de 70 pays.

On prévoit que plus de 50 000 spectateurs assisteront aux compétitions jusqu’à dimanche prochain dans le Stade olympique transformé en salle de théâtre.

« Je me sens comme à la maison à Montréal, où j’ai agrandi mon cercle d’amis depuis deux ans en m’impliquant au sein des Mondiaux. C’est ici que j’ai fait l’histoire il y a 41 ans et je suis heureuse de constater que les jeunes gymnastes savent ce qu’il s’est passé en 1976 à Montréal, a raconté Nadia Comaneci. Tant mieux si mes exploits peuvent leur servir d’inspiration afin qu’ils puissent écrire l’histoire à leur tour. »

Elle était âgée de 14 ans et 8 mois en juillet 1976 lorsqu’elle avait ébloui le monde entier en devenant la première gymnaste à obtenir des notes parfaites de 10 aux Jeux olympiques.

La petite Roumaine en avait reçu sept, en route vers sa con­quête de trois médailles d’or, deux d’argent et une de bronze à ces Jeux.

Un fait marquant dans l’histoire

Sa première note parfaite avait été obtenue lors des exercices imposés aux barres asymétriques et c’est un pointage de 1,00 (au lieu de 10,0) qui était apparu sur les tableaux d’affichage, qui n’avaient pas alors les paramètres requis pour indiquer une note parfaite.

« Les gens me parlent encore souvent de cette histoire, qui me suivra pendant le reste de ma vie, a dit Nadia. Lorsque j’avais aperçu cette note de 1,00, je me souviens avoir déclaré à mon entourage : “Il me semble que j’ai été meilleure que ça !” »

Comaneci n’avait pas eu l’occasion de visiter le Stade olympique durant les Jeux.

« J’avais été forcée de rater les cérémonies d’ouverture parce que les compétitions de gymnastique débutaient le lendemain et j’ai aussi raté les cérémonies de clôture parce que notre délégation en gymnastique était retournée en Roumanie, où j’avais été accueillie par une foule de 10 000 personnes à l’aéroport de Bucarest. »

Tout a changé

Comaneci se dit fort impressionnée par les prouesses réalisées par les meilleurs gymnastes du monde, hommes et femmes.

« Le niveau de difficulté est beaucoup plus élevé qu’à mon époque et l’équipement a bien changé, a-t-elle commenté. On a droit à de la haute technologie. Je suis toujours tentée d’essayer ces appareils, mais je suis bien contente d’avoir fait de la compétition il y a 40 ans de cela !

« Nous étions limitées dans nos exercices, à l’époque. Il est impossible de comparer la valeur des athlètes d’une époque à l’autre. Personnellement, je me trouvais pas mal bonne en 1976... »

Nadia a croisé des tas de gens depuis son arrivée à Montréal et elle a raconté une amusante anecdote.

« Un homme est venu me voir pour me dire qu’il agissait comme gardien de sécurité en 1976 pour veiller sur moi. Je ne savais même pas que j’avais eu droit à autant d’attention !

« Je suis vraiment heureuse de revenir à Montréal pour participer à la promotion de ces Championnats du monde de gymnastique artistique. Ça va être un très bon spectacle. »