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Acculé à la faillite avec 75 000$ de dettes

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Robert a cumulé 75 000 $ de dettes, alors que son salaire net dépasse à peine 1900 $ par mois... Avec un enfant à charge à temps plein et aucune marge de manœuvre, sa situation est vite devenue intenable.

Son ex-conjointe, souffrant de problèmes de santé récurrents, ne travaille qu’à temps partiel et son faible revenu ne lui permet pas de contribuer aux dépenses de leur enfant.

La condition financière de Robert s’est aggravée progressivement. Pour s’en sortir, il a utilisé et multiplié les cartes de crédit. Il en possède aujourd’hui cinq, pour un montant cumulé de plus de 56 000 $. Malheureusement, les choses sont allées de mal en pis...

Une multitude de prêts privés

Lorsque Robert est allé consulter le syndic Éric Lebel, associé chez Raymond Chabot Grant Thornton, il devait en plus de ses dettes de cartes de crédit environ 2100 $ à sa compagnie de téléphone, 2000 $ en prêt personnel à son institution financière ainsi qu’un prêt étudiant d’un montant de 3800 $. « Pire encore, il avait contracté des emprunts auprès de 14 petits prêteurs privés, pour des sommes allant de 325 à 1100 $, avec des taux d’intérêt supérieurs à 29 % », indique M. Lebel.

Ce type de créanciers peu scrupuleux ne vérifie habituellement pas le dossier de crédit de l’emprunteur. En contrepartie, ils imposent des taux d’intérêt astronomiques qui alourdissent considérablement le poids de la dette.

Une dette insurmontable

En faisant un calcul rapide, Éric Lebel a démontré à Robert que pour rembourser l’ensemble de ses dettes à un taux d’intérêt moyen de 22 %, il lui faudrait 18 ans et six mois à raison d’un paiement mensuel de 1400 $. « En plus du capital de 75 000 $, il devra débourser plus de 235 200 $ en intérêts pour un total de 310 200 $. S’il souhaitait réduire la période de remboursement à 10 ans, toujours avec un taux d’intérêt moyen de 22 %, il devrait verser 1550 $ par mois et payer des intérêts de 111 027 $, pour un total de 186 027 $ », ajoute M. Lebel.

Avec des revenus de 2211 $ par mois (1945 $ de salaire net et 266 $ d’allocations familiales), Robert doit assumer des dépenses fixes de 2330 $ par mois et affiche déjà un déficit.

Dans ces conditions, Éric Lebel lui a conseillé de faire faillite. « La faillite lui a permis d’éliminer l’ensemble de ses dettes, y compris celle reliée à son prêt étudiant parce que celui-ci datait de plus de sept ans, comme le prescrit la loi. Il a également pu conserver son véhicule de location, car sa vente n’aurait pas permis de dégager des sommes supplémentaires pour rembourser les créanciers », mentionne M. Lebel.

Sa situation financière

Dettes

  • 14 prêts contractés auprès de prêteurs privés pour une somme de 10 900 $ (prêts variant de 325 $ à 1100 $), taux d’intérêt de plus de 29 %
  • Téléphone 2180 $
  • Dentiste 76 $
  • Prêt personnel avec une banque 2000 $
  • Prêt étudiant 3800 $
  • 5 cartes de crédit 56 044 $

Total 75 000 $

Actifs

  • Meubles 7000 $
  • Dodge Journey 2013 en location, a pu être conservée malgré la faillite

Revenus

  • Revenu d’emploi 1945 $
  • Allocations familiales 266 $

Total 2111 $

Dépenses mensuelles

  • (loyer, assurances, électricité, téléphone, etc.) 2330 $