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Chute mortelle pour un étudiant de 18 ans

La victime est tombée du toit du Cégep de Gaspé

Accident Gaspé, 7 octobre
Photo Nelson Sergerie, collaboration spéciale L’étudiant français de 18 ans a fait une chute fatale du haut de cinq étages ( section droite du bâtiment ).

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Gaspé | Un jeune homme de 18 ans a perdu la vie après avoir chuté du toit du Cégep de Gaspé dans ce qui a tout l’air d’un accident.

L’étudiant a fait une chute fatale de cinq étages. Il se trouvait au sommet du pavillon principal du cégep en compagnie d’amis.

« Tout ce qu’on a entendu, c’est un bruit bizarre. On s’est tournés et on a vu une tache noire passer », raconte un témoin. « Les gens qui étaient avec lui sur le toit ont paniqué », relate-t-il.

Le toit, « super accessible » selon une étudiante, est couramment fréquenté par plusieurs étudiants du Cégep de Gaspé, qui compte de nombreux adeptes de plein air et d’escalade.

« La majeure partie des gens ici y sont déjà allés », indique une collègue de classe de la victime, un propos corroboré par un autre étudiant.

« C’est un toit plutôt large et qui descend de chaque côté. C’est un peu un sport national de grimper un peu partout. Notre programme, particulièrement, est rempli de gens qui aiment le plein air, qui recherchent l’adrénaline. »

Des étudiants rencontrés sur les lieux ont effectivement indiqué au Journal que ce n’était pas la première fois que des individus étaient aperçus sur le toit de l’établissement.

La porte-parole du cégep, Julie Lépine, affirme que l’établissement n’avait pas cette information en main.

« Il y a des mesures qui ont été prises autour de 2005 afin de sécuriser l’accès, a-t-elle finalement admis. On collabore avec l’enquête pour voir ce qu’on peut faire. »

Aucun élément criminel n’a été retenu par la Sûreté du Québec, alors que les amis du défunt ont été interrogés par les enquêteurs.

Étudiant impliqué

La victime, originaire de la France, en était à une première session d’études au Québec. Une collègue de classe le décrit comme un étudiant « super impliqué ». « Il aimait beaucoup courir. Il a même gagné une course en sentiers de 10 km dernièrement », évoque-t-elle, indiquant que la nouvelle ébranle fortement les résidences, où les locataires sont tissés serré.

« C’est une petite communauté ici. On se côtoie tous un peu partout. Tout notre programme de technique est en deuil. »

Une cellule de crise a été mise en place par le cégep afin de prodiguer un soutien psychologique aux étudiants. Une vigile s’est d’ailleurs tenue en début de soirée, samedi, en hommage à la victime.

Malgré la tragédie, il est difficile de dire si le toit sera moins visité, selon une étudiante, et ce, même si l’endroit s’avérait davantage soumis à la surveillance policière à l’avenir.

« C’est sûr que c’est troublant. Mais si les gens arrêtent d’y aller, ce sera plus en raison de l’accident que parce qu’on le leur interdit. Je ne serais pas surprise si certains continuaient d’y aller pour lui rendre hommage. »

— Avec la collaboration d’Arnaud Koenig-Soutière