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Un plan de match pour être plus riche

Deux auteurs proposent un guide de survie pour les jeunes... et leurs proches

d’endetté à millionnaire
Photo Chantal Poirier Ian Sénéchal et David Descoteaux croient que les Québécois doivent parler davantage d’argent. «On ne veut pas que les gens deviennent radins et commencent à calculer chaque dépense. On pense que l’adoption de bonnes stratégies financières par les jeunes va leur permettre d’atteindre une plus grande liberté financière».

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D’endetté à millionnaire (éditions Québec-Livres), de David Descoteaux et Ian Sénéchal, est une sorte de plan pour atteindre son « zen financier ».

Les deux auteurs visent les milléniaux, une génération qui n’a pas eu de cours d’économie au secondaire. Et qui trouve ces questions ennuyeuses à mourir !

«Pour devenir riche, il faut tout simplement moins dépenser que ce qu’on gagne, expliquent les auteurs. Et qu’on peut utiliser cette liberté financière pour réaliser ses rêves.»

Pourquoi un million ? «Le million d’aujourd’hui vaudra autour de 39 000 $ dans 35 ans, affirme Ian Sénéchal. Il restera peu d’argent pour bien vivre. On veut que le livre réveille les gens.»

Beaucoup d’humour

Les auteurs s’y prennent avec humour dans leurs explications et leurs conseils hyper pratiques.

Ils insistent sur la nécessité de se doter d’un coussin d’urgence (qu’ils fixent à 3000 $ pour les salariés et à 10 000 $ pour les travailleurs autonomes), qui n’est pas Visa ou Master Card !

Ils abordent l’importance, également, de bien cibler ses besoins de logement, de transport et d’assurance. Et, surtout, de cotiser à un REER et à un CELI. « Les gens n’épargnent pas : 55% des 50-59 ans ont moins de 100 000 $ à la banque, commente David Descoteaux. C’est épouvantable. »

Mais, à 25 ans, la retraite, ce n’est pas un peu loin, non ?

«Quand j’étais jeune, j’ai fait des erreurs financières et ça m’a coûté cher, dit-il. Le secret, c’est de maîtriser tôt certaines notions, comme d’épargner 10 % de ses revenus bruts. Bien des parents de 55 ans ont donné ce livre à leur jeune en leur disant : “Lis ça, c’est la base”. Nombre de parents sont mal équipés pour expliquer les notions financières de base. Et les jeunes lisent notre livre en un après-midi.»

Les auteurs écrivent qu’ils connaissent des coiffeurs riches et des médecins pauvres. Comme quoi leur livre s’adresse à n’importe qui.

«On répète partout que les gens sont trop taxés, ajoute M. Descoteaux. Au moins, si tu reprends le contrôle de ce que tu gagnes, tu peux grandement améliorer ta qualité de vie à n’importe quel âge.»