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Rendre «sexy» la santé mentale

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Le président du Conseil de la protection des malades a indiqué cette semaine que « la santé mentale est moins sexy » que l’ensemble des autres services en santé pour les citoyens.

Il cherchait à expliquer le manque de ressources financières et de pression de la part des citoyens sur nos élus après un cri du cœur lancé par des parents qui dénonçaient le manque de services pour venir en aide à leur enfant de 11 ans. Leur garçon s’automutile et représente un danger pour lui-même et les autres.

Devenir une cause prioritaire

Mais faut-il absolument qu’une cause soit soutenue par des citoyens pour avoir l’écoute de nos gouvernements ? Si l’on en croit les dernières négociations avec les médecins, bien que le citoyen moyen soit contre les nouvelles augmentations, cela n’entraîne pas un changement dans les comportements de nos ministres responsables.

Les fermetures régionales de plusieurs ressources en santé et la concentration des ressources spécialisées à Montréal n’aident pas non plus les familles qui doivent faire de longs trajets pour obtenir des services adaptés.

Le déni est aussi très fort dans la population devant les jeunes enfants ayant des problèmes de santé mentale. Nous peinons à comprendre la dépression et ses conséquences sur des adultes. Nous ne voulons pas nous imaginer un enfant aux prises avec des problèmes aussi graves.

Pas d’excuse

Il n’y a pas eu de changement au ministère de la Santé et des Services sociaux. De plus, le ministre a prouvé à maintes reprises qu’il est imperméable aux doléances des citoyens. En effet, ses actions sont guidées par des économies d’échelle.

C’est pourquoi il devrait se laisser séduire par les économies à long terme, qu’il pourrait faire, s’il investissait rapidement dans l’aide aux enfants ayant des problèmes de santé mentale. Ils lui coûteront plus cher lorsqu’ils seront devenus adultes.