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Entente Bombardier-Airbus: «Une bouée de sauvetage», dit un spécialiste

STOCKQMI-AVION
Photo d’archives, Joël Lemay

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MONTRÉAL | La prise de contrôle de la Société en commandite Avions C Series par Airbus annoncé lundi est une «bouée de sauvetage» pour Bombardier.

C’est à tout le moins ce que croit Philippe Cauchi, président d’Info Aéro Québec, qui est toutefois pessimiste pour l’avenir. «Il ne faut pas se faire d’illusion. Bombardier est passé sous le contrôle d’Airbus du côté des avions civils», a-t-il clamé, lundi soir, en entrevue à LCN.

Lundi, les deux constructeurs aéronautiques ont annoncé qu’Airbus acquiert 50,01 % de la C Series, tandis que Bombardier conserve 31 % du programme.

Selon M. Cauchi, il s’agit d’une décision longuement réfléchie pour l’entreprise européenne. «C’est une façon de se mettre sur le territoire nord-américain et, en même temps, d’ennuyer sérieusement Boeing», a-t-il estimé.

Selon lui, Airbus a «profité» de l’imposition de droits compensatoires et antidumping de 300 % sur les avions C Series par Washington pour mettre la main sur la moitié du programme.

Bien que les emplois doivent être sauvegardés et que le siège social doit demeurer au Québec, le spécialiste du monde aérospatial s’attend à des coupes dans le futur. «Moi, je dis qu’à long terme, ce qu’il restera vraiment de québécois de Bombardier aéronautique sera la section des avions d’affaires, qui roule très bien», a jugé M. Cauchi.

En attendant, l’association entre l’avionneur québécois et l’avionneur européen devrait stimuler les ventes, a-t-il poursuivi.

M. Cauchi a aussi estimé que cette manœuvre pourrait aider Airbus à se positionner pour obtenir des contrats miliaires du gouvernement canadien, notamment pour l’obtention d’avion de ravitaillement.