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Moyens de pression: les ambulanciers n’accueillent plus de stagiaires

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QUÉBEC – Le conflit de travail des ambulanciers engendre des problèmes pour les étudiants en soins préhospitaliers d'urgence.

En moyens de pression depuis plusieurs mois afin de tenter de faire bouger les choses dans les négociations de leur convention collective, les ambulanciers n'accueillent maintenant plus de stagiaires en milieu de travail. Une situation qui prive plus de 300 étudiants de 11 cégeps de la province de ces stages prévus dans leur programme.

Afin de permettre aux étudiants de tout de même terminer leur formation dans les délais prévus, certains cégeps offrent maintenant des activités compensatoires; des simulations pour tenter de placer les étudiants dans des situations se rapprochant autant que possible de la réalité, notamment à l'aide de comédiens.

Pour certains étudiants cependant, ces activités ne sont pas suffisantes. «Le problème est que ces cours ne sont pas représentatifs de la réalité. On ne peut pas recréer le même sentiment d'urgence que lorsque nous aurons une personne en train de mourir devant nous», a dit Jérôme Marçan, étudiant en soins préhospitaliers d'urgence au Cégep de Saint-Hyacinthe, en Montérégie.

Un groupe d'étudiants a fait parvenir une lettre au ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, l'invitant à régler le conflit.

Pour le syndicat CSN qui représente plusieurs ambulanciers en grève, ce moyen de pression est notamment nécessaire afin de permettre aux étudiants d'avoir de meilleures conditions de travail dans le futur.

«C'est beaucoup moins les prendre en otage ce moyen-là que de ne pas développer le secteur préhospitalier. On pense aux horaires de travail, à la charge de travail qui est en litige, entre autres. Nos revendications vont dans cette stratégie-là», a soutenu Dany Lacasse, vice-président des secteurs privés de la CSN.