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Complètement nu devant une employée

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Photo Hugo Duchaine L’éditeur Michel Brûlé brigue actuellement la mairie du Plateau-Mont-Royal, à Montréal.

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Michel Brûlé s’exhibait régulièrement nu et montrait des photos de son pénis à ses employés, disent certains d’entre eux qui auraient subi ses inconduites sexuelles au quotidien.

Selon une femme qui a travaillé pour l’éditeur au début de sa vingtaine, entre 2005 et 2006, M. Brûlé parlait « beaucoup, beaucoup, beaucoup de sexe » et essayait de provoquer ses employés.

« Je l’ai repoussé plusieurs fois, mais il recommençait plus tard. Il faisait passer ça pour de l’humour. Il était comme le dieu de la place. C’était un powertrip solide », dit-elle.

La femme préfère conserver l’anonymat, car elle travaille encore dans le milieu de l’édition.Elle se souviendra toujours de la fois où son patron s’est présenté nu comme un ver devant elle.

« Il m’avait dit de passer chez lui pour lui faire signer des chèques. Quand je suis arrivée, il était dans sa cuisine et vidait son lave-vaisselle, complètement nu. J’ai laissé les papiers sur le comptoir et je suis partie. Lui, il riait », se souvient-elle avec dégoût.

Il aurait aussi tenté de l’embrasser de force au restaurant, un soir, après avoir assisté à une partie du Canadien.

« J’avais invité une amie, car je ne voulais pas être seule avec lui. Il a essayé de m’embrasser devant elle, mais je l’ai repoussé », dit-elle

Il lui aurait ensuite dit : « Si je n’étais pas ton boss tu coucherais avec moi, non ? », poursuit-elle.

Photos de pénis

Un autre ancien employé a pour sa part décidé de démissionner après avoir travaillé un an avec Michel Brûlé au milieu des années 2000, poussé à bout par son comportement « inapproprié ».

« Il avait des photos de son pénis qu’il montrait régulièrement. Il racontait ses trips de cul. C’était monnaie courante, raconte-t-il. Je suis un des rares qui ont décidé de partir par eux-mêmes ».

Selon lui, M. Brûlé avait aussi l’habitude de tenter d’embrasser ses collègues de force

« C’est arrivé tellement de fois. T’avais beau lui dire que ça ne se faisait pas, il recommençait avec une autre personne et parfois avec la même personne », raconte l’ancien employé.

« Il lançait des commentaires très crus, comme : “Hey, veux-tu coucher avec moi ? Viens, on va chez nous, on va aller fourrer”. Ce n’était même pas subtil. Le climat était désagréable et malaisant », déplore-t-il.