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D’autres ex-employées témoignent contre lui

Michel Brûlé, candidat à la mairie de Montréal_5
Photo d'archives, Chantal Poirier D’autres gestes d’inconduite sexuelle ont été reprochés à Michel Brûlé, vendredi.

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Dégoûtées de voir Michel Brûlé nier les allégations qui pèsent contre lui, d’autres ex-employées de l’éditeur et candidat à la mairie du Plateau-Mont-Royal lui reprochent des gestes d’inconduite sexuelle.

« Je suis allée dans l’armoire des fournitures de bureau pour chercher un crayon et je suis tombée sur des photos de lui éparpillées sur les tablettes [...] nu avec des femmes en train de lui faire une fellation. C’était inapproprié d’avoir ça sur le milieu de travail », dénonce Anne Mill, qui a travaillé pour lui pendant quelques mois, il y a 10 ans.

Vendredi matin, Le Journal rapportait les propos de sept ex-employées victimes de harcèlement et de trois personnes témoins de gestes et commentaires déplacés.

Yannick Lacoste, un ancien éditeur en France qui a travaillé avec Michel Brûlé au début des années 2000, dit avoir été témoin de ses comportements irrespectueux envers les femmes.

« Je l’ai vu dans sa maison d’édition virer toutes les éditrices qui étaient là. La raison qu’il évoquait est qu’elles étaient compliquées et faisaient des histoires quand il avait certains comportements », dit-il. « Il en a gardé juste une et il m’a dit que c’était pour deux raisons : elle a des grosses boules et quand je lui fais des remarques là-dessus, elle ne dit rien », poursuit l’homme de 48 ans.

Deux autres ex-employées ont aussi accepté de partager leur expérience avec l’éditeur sous le couvert de l’anonymat.

« Presque à tous les jours, il me disait que j’avais de gros seins », confie une femme, qui a travaillé avec lui à Québec il y a environ quatre ans.

Elle souligne qu’elle avait beau lui dire de cesser ces commentaires, l’éditeur « trouvait ça drôle, il trouvait ça normal ».

Une femme, qui était dans la mi-vingtaine, il y a 10 ans, lorsqu’elle a réalisé deux contrats pour Michel Brûlé, se souvient d’avoir été « plaquée contre le mur dans le corridor », alors qu’il l’a embrassée de force.

Elle se trouvait alors chez lui, mais pour des raisons professionnelles.

Puis, après avoir accepté d’aller souper au restaurant avec lui en mettant au clair que c’était entre amis uniquement, elle dit qu’il lui a « touché les seins sur la rue Saint-Denis ».

Poursuite

Michel Brûlé a menacé vendredi de poursuivre Le Journal en diffamation. Il s’est aussi dit victime d’un coup monté par ses adversaires politiques.

Projet Montréal a refusé de commenter les propos avancés par M. Brûlé.

Sara-Emmanuelle Duchesne, qui dénonçait hier publiquement le harcèlement de Michel Brûlé, affirme n’être militante d’aucun parti politique.

« J’ai fait cette dénonciation à titre de femme [...] parce qu’il faut que ça cesse », dit-elle.