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Une chanson chargée d’émotions

Beyries, auteure-compositrice-interprète montréalaise  COURTOIS
Photo Courtoisie Bonsound L’artiste Beyries interprète la chanson Au-delà des mots que l’on peut entendre dans le générique de l’émission La vraie nature, diffusée sur les ondes de TVA.

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Après avoir vu certaines de ses compositions habiller les images de séries comme This Life (CBC) et Mémoires Vives (ICI Radio-Canada), l’auteure-compositrice-interprète Beyries a réussi à toucher de nombreux téléspectateurs grâce à la puissance et la douceur d’Au-delà des mots, chanson-thème de l’émission La vraie nature, diffusée à TVA. Entretien.

Ta chanson Au-delà des mots trône au sommet du palmarès francophone, sur iTunes. Comment as-tu réagi en apprenant la nouvelle ?

C’est spécial, car pour moi, cette chanson, c’est une première. C’est la première fois que je recevais une commande. On ne sait jamais comment le public va réagir. Ça aurait pu passer complètement inaperçu, d’autant plus qu’elle accompagne le générique final de l’émission. Je ne me faisais donc pas d’attentes, mais je trouve ça vraiment l’fun que ça ait résonné chez les gens.

Comment t’a été présenté le projet ?

C’est Jean-Philippe Dion, le producteur et l’animateur de l’émission, qui a écrit à ma gérante en lui disant qu’il souhaitait collaborer avec nous. Il disait qu’il avait écouté mon album en boucle et qu’il adorait ce que je faisais. Ensuite, il nous a présenté son projet. Comme il s’agit d’une adaptation française, il m’a envoyé des liens de visionnement. J’ai trouvé que c’était un concept touchant, sincère et intéressant. Je suis vraiment chanceuse, depuis le début, car mes chansons ont été retenues dans plusieurs émissions.

Dans le lot, on compte notamment la populaire série Unité 9. La pièce Je pars à l’autre bout du monde (une composition de Paul Daraîche), qui figure dans l’un de ses épisodes, a aussi remporté beaucoup de succès...

Oui, et ce qui est incroyable, c’est qu’elle se trouve maintenant en deuxième position du palmarès iTunes francophone. C’est un phénomène, car les gens qui aiment Au-delà des mots découvrent que j’ai fait autre chose (...) Pourtant, elle a été présentée dans l’épisode dans lequel Suzanne, personnage interprété par Céline Bonnier, quitte la prison (NDLR cet épisode, qui a été vu par plus de 1,5 million de personnes, a été diffusé il y a un an). Dans ce cas précis, il y a comme eu un soulèvement, chez le public. La scène était forte. La musique s’y mariait vraiment bien.

Revenons à Au-delà des mots. De quelle façon l’émission et son concept ont-ils influencé la création de la chanson ?

J’ai voulu parler de la communication, mais en dehors des mots. Parfois, un regard peut en dire plus que des explications (...) J’ai aussi voulu me mettre dans la peau des artistes, qui vont vivre des choses très personnelles. Nous nous sommes inspirés de l’intimité, des bases émotionnelles que nous avons tous. Nous avons tous eu très peur ou été blessés, par exemple (...) C’est courageux, de la part des artistes, d’aller à cette émission et de se révéler autant.

Tu as composé la chanson avec ton ami Maxime Le Flaguais. C’est la deuxième pièce en français, après J’aurai cent ans, qui figure sur ton disque Landing, que tu crées avec lui. Peux-tu nous parler de votre relation artistique ?

Je ne considère pas que j’écris bien, en français. Je ne trouve pas les bons mots, les bonnes tournures de phrase. Je suis quand même assez difficile, lorsque j’écoute des chansons en français. C’est très personnel, mais c’est un style de poésie que je n’ose pas aborder pour l’instant (...) C’est un talent unique que de pouvoir écrire en français et Maxime, il a ce talent-là. Il écrit vraiment bien. Il a une façon d’écrire qui est très imagée. Quand je lis ses textes, j’ai un peu l’impression de voir des films. J’ai longtemps fait de la musique seule, et le fait de collaborer avec d’autres, ça me rend vraiment heureuse.

Octobre est le mois de la sensibilisation au cancer du sein. Tu as toi-même surmonté deux fois cette maladie, il y a déjà quelques années de cela. Comment vis-tu cette période de l’année ?

Pour moi, octobre, c’est un drôle de mois. J’ai été diagnostiquée le 8 octobre 2008. Mais octobre, c’est tellement beau, en même temps. Pour moi, ç’a été un passage obligé très difficile, je ne dirai jamais le contraire, mais ça m’a redéfinie comme personne.

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