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Hillary Clinton s’ouvre sur les raisons de sa défaite à Montréal

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MONTRÉAL – La place des femmes en politique et dans la société a occupé une place prépondérante lors de la conférence offerte à l’ancienne candidate à la présidence des États-Unis Hillary Clinton au Palais des congrès de Montréal, lundi soir, devant plus de 3500 personnes.

«La seule façon de sortir le sexisme de la politique est d’avoir plus de femmes en politique», a-t-elle dit d’entrée de jeu.

Questionnée sur les accusations de harcèlement sexuel visant le producteur américain Harvey Weinstein, elle a invité les femmes à dénoncer.

Ses propos ont touché plusieurs politiciennes présentes dans l’assistance. «Je pense qu’avec ce qui se passe cette semaine au Québec, les propos de Mme Clinton sont particulièrement inspirants», a expliqué la ministre responsable de la Condition féminine, Hélène David.

«C’est une femme inspirante et, en ces moments de campagne électorale, on a trop peu de femmes qui s’intéressent à la politique», a ajouté la mairesse de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Anie Samson.

L’ex-première dame des États-Unis fait une tournée pour promouvoir son livre «What Happened» («ça s’est passé comme ça», en français) dans 15 villes aux États-Unis et au Canada. Comme à Toronto, la personne qui l’a interviewée est Caroline Codsi, la fondatrice de l’organisme la Gouvernance au féminin. «Elle a été beaucoup critiquée pour une certaine froideur, une distance avec le peuple. Ce n’est pas la femme que j’ai rencontrée, elle est très engageante et très chaleureuse», a-t-elle affirmé.

Mme Clinton a été chaudement applaudie par les spectateurs en arrivant sur scène. Dans son livre, Hillary Clinton explique les raisons qui l’ont menée vers la défaite, mentionnant notamment l’implication du FBI à la fin de la campagne et, surtout, l’«interférence des Russes» qu’elle attribue à une «nouvelle guerre froide qui ne fait que commencer. Nous sommes au milieu d’une lutte entre une démocratie libérale et une dictature. Les armes ne sont pas les missiles, mais bien la désinformation», a-t-elle poursuivi.

Mme Clinton a aussi qualifié Donald Trump de «premier candidat de la téléréalité. J’étais la candidate de la réalité. Je n’étais juste pas aussi divertissante.»

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