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La Russie vendra des armes aux Philippines

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Photo AFP

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La Russie a annoncé mardi un accord pour vendre des armements aux Philippines, dont le président Rodrigo Duterte s’est rapproché ces dernières années de Vladimir Poutine dans un contexte de relations tumultueuses avec son allié traditionnel américain.

Un accord de coopération militaire et technique entre les deux pays a été signé à Clark, dans le nord des Philippines, dans le cadre d’une visite du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a indiqué l’armée russe dans un communiqué.

«Nous considérons Manille comme notre partenaire important et prometteur dans l’Asie du Sud-Est et dans la région de l’Asie-Pacifique en général», a souligné M. Choïgou, cité dans le communiqué, lors d’une rencontre avec son homologue philippin Delfin Lorenzana.

Il s’agit de la première visite d’un ministre russe de la Défense aux Philippines.

Moscou et Manille ont également signé un accord sur la livraison des lance-grenades russes RPG-7B, dans le cadre de cette visite, ont rapporté les agences de presse russes, tout en précisant que les détails de l’accord n’avaient pas été dévoilés.

Les Philippines sont également intéressées pour acheter à la Russie des hélicoptères, des véhicules blindés, des navires de patrouille et des sous-marins, selon une responsable du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique, citée par l’agence Interfax.

Pendant des dizaines d’années, ce sont les États-Unis qui ont joué le rôle de protecteur principal des Philippines, auxquelles ils sont liés par un traité de défense mutuel.

Mais depuis son arrivée au pouvoir fin juin 2016, Rodrigo Duterte, qui a décrit par le passé le président russe Vladimir Poutine comme son «héros», s’est employé à modifier radicalement la politique étrangère de son pays pour le tourner vers la Chine et la Russie au détriment de Washington, son allié traditionnel.

Fin septembre, M. Duterte a cependant changé de ton vis-à-vis des États-Unis, en chantant leurs louanges pour l’aide qu’ils apportent à Manille dans la lutte contre les jihadistes, et a promis une relation amicale avec Washington.

Pour sa part, le chef de l’armée philippine a présenté début octobre les États-Unis comme «l’allié numéro un» de son pays et annoncé de nouveaux exercices militaires conjoints.