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Arrestation de Guy Ouellette: Couillard demande à l’UPAC de dévoiler publiquement «le plus de précisions possible»

Le premier ministre Philippe Couillard «invite l’UPAC à donner publiquement le plus de précisions possible» relativement à l’arrestation du député de Chomedey Guy Ouellette.
Photo Simon Clark Le premier ministre Philippe Couillard «invite l’UPAC à donner publiquement le plus de précisions possible» relativement à l’arrestation du député de Chomedey Guy Ouellette.

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Philippe Couillard demande à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) d’expliquer l’arrestation «exceptionnelle» du député Guy Ouellette, qui a eu l’effet d’une bombe à l’Assemblée nationale.

«Je ne vais pas rappeler le caractère exceptionnel de la situation qu’on vit ici: un parlementaire élu en exercice est placé en état d’arrestation pour un motif encore inconnu. Je n’aime pas voir ça. Je n’aime pas voir ça», a déploré le premier ministre mardi lors d’un point de presse où il réclame au commissaire Robert Lafrenière de rendre des comptes à la population.

«Je suis certain que la direction de l’UPAC entend la population et son inquiétude. Et vais l’inviter, et c’est important de le préciser, dans les limites que permettent les enquêtes en cours, à donner publiquement le plus de précisions possibles», a affirmé M. Couillard.

Le député Guy Ouellette a été arrêté mercredi dernier par l’UPAC et a été détenu jusqu’aux petites heures du matin. Son domicile de Québec a été perquisitionné. M. Ouellette, qui clame son innocence, a dû se retirer du caucus du Parti libéral du Québec. Aucune accusation n’a été déposée pour le moment.

C’est cette «situation à la fois grave et exceptionnelle» qui force M. Couillard a demandé à l’UPAC d’en dire davantage sur les motifs qui ont mené à l’arrestation de M. Ouellette. «Je comprends que l’UPAC ne peut pas tout dire, mais je suis persuadé qu’ils entendent cette inquiétude», a-t-il expliqué.

Certains députés de son caucus, notamment Michel Matte et André Drolet, ont dit souhaiter entendre M. Lafrenière en commission parlementaire. M. Couillard a indiqué qu'il faudrait au moins mettre des balises pour respecter la séparation des pouvoirs. «On ne peut pas avoir une situation dans laquelle une personne visée par une enquête et le corps policier qui fait l’enquête se retrouvent à débattre de l’enquête, c’est insensé», a-t-il lancé.

Pas d’intimidation

M. Couillard a par ailleurs nié les allégations de Guy Ouellette, qui prétend que Robert Lafrenière a «intimidé le gouvernement» pour obtenir un renouvellement de son mandat. Le premier ministre, qui a été rencontré par l’UPAC à son domicile en 2013 juste avant le début de la rentrée parlementaire, n’a pas souhaité dire si le corps policier fait de la politique, notamment en procédant à l’arrestation de Nathalie Normandeau le jour du dépôt du budget.

Le gouvernement Couillard a par ailleurs mandaté la Vérificatrice générale pour faire la lumière sur les allégations d’irrégularité à l’AMF soulevées par le député Ouellette. M. Couillard «accueille favorablement» le fait que Guy Ouellette puisse s’expliquer aujourd’hui lors d’un discours au salon bleu.