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[VIDÉO] Un «coup monté» par l’UPAC, dit Guy Ouellette à l’Assemblée nationale

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L’ex-policier Guy Ouellette a déclaré avoir été la cible d’un « coup monté » par l’UPAC lors d’un discours devant les parlementaires pour défendre son intégrité.

 

« C’est une tentative d’intimidation sans précédent. J’ai été victime d’un coup monté par l’Unité permanente anticorruption », a affirmé M. Ouellette.

Photo Simon Clark

Malgré l’immunité parlementaire dont il bénéficiait au Salon bleu, M. Ouellette n’est pas revenu en détail sur les allégations d’irrégularités à l’Autorité des marchés financiers qu’il a lancées sur les ondes du 98,5 FM, lundi.

Il dit toutefois avoir été arrêté alors qu’on portait à son attention « des irrégularités dans l’application de certaines règles » et qu’il est de son devoir de s’assurer que « l’intégrité des organismes » comme l’UPAC « ne soit pas entachée par des luttes de pouvoir ».

Photo Simon Clark

Chaleureusement accueilli

M. Ouellette a été arrêté mercredi dernier par l’UPAC et a été détenu pendant quelques heures. Son domicile de Québec a été perquisitionné. M. Ouellette, qui clame son innocence, a dû se retirer du caucus du Parti libéral du Québec et a perdu son titre de président de la commission des institutions, qui surveille entre autres les corps policiers.

À son arrivée au Salon bleu, il a été chaleureusement accueilli par le critique caquiste en matière de Sécurité publique André Spénard, à qui il a fait une longue accolade. Après quoi il a serré la pince de nombreux élus de la CAQ.

Photo Simon Clark

Il a échangé quelques mots avec Gabriel Nadeau-Dubois pour ensuite empoigner le député de Québec solidaire Amir Khadir, qui a vite pris sa défense à son arrestation.

M. Ouellette est député de Chomedey depuis 2007. Il y a une semaine, il s’est retiré du caucus de son parti et siège dorénavant comme indépendant.

Déboussolé, l’ancien policier de 65 ans ne savait plus où s’asseoir. C’est une employée du whip libéral qui lui a indiqué où il devrait désormais s’installer, derrière les bancs de Québec solidaire, à proximité d’autres exclus libéraux, Pierre Paradis, toujours absent, et Gerry Sklavounos.

Voyez le débat qui s'en est suivi à l'Assemblée nationale.