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Kit de survie des élections municipales

Kit de survie des élections municipales
Philippe Melbourne Dufour

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Le 5 novembre, c’est jour d’élections à travers les municipalités du Québec. Avec un taux de scrutin oscillant autour de 47% pour les dernières élections, il est fort probable que vous ne sachiez pas comment ça marche cette patente-là. Parce que nous sommes altruistes, nous vous proposons un guide 101 afin que vous soyez fin prêts le jour J.

Le kit de base

- Si vous souhaitez vous enfiler une suite interminable de séries télé le 5 novembre, souvenez-vous que les bureaux de vote sont ouverts de 10h à 20h. Alors entre Riverdale et Stranger Things, vous pourriez bouger un peu vos jambes ankylosées et aller remplir votre devoir de citoyen.

- Si vous travaillez de 10h à 20h le 5 novembre, tout d’abord, mes condoléances, ensuite, vous avez le droit de prendre une «légère» pause pour aller voter. La loi oblige votre employeur à vous accorder quatre heures consécutives pour vous présenter aux urnes durant les heures d’ouverture des bureaux de vote.

À SAVOIR

- Les élections municipales se tiennent depuis 2005 à date fixe le premier dimanche de novembre tous les quatre ans.

 

- Les citoyens de 203 municipalités québécoises pourront rester confortablement chez eux puisque leur conseil a déjà été entièrement élu sans opposition.

- Si après plusieurs recomptages, l’égalité au premier rang persiste, on utilise la bonne vieille méthode du tirage au sort (avouez qu’une bataille dans une arène de gladiateurs aurait été mieux...). «À l’endroit, à la date et à l’heure mentionnés dans l’avis, le président d’élection effectue publiquement le tirage au sort», indique la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. Le sort décide ensuite du candidat qui sera élu.

- Ah oui, je vous conseillerais de ne pas faire votre comique et crier de faux résultats ou votre choix à tue-tête parce quelqu’un «qui viole ou tente de violer le secret du vote» est passible pour une première infraction d’une amende de 5000 à 20 000$. On ne niaise pas avec la démocratie bref.

- Le taux de participation a légèrement augmenté entre 2009 et 2013, mais considérant que moins de 50% ne représentent pas une super note de passage, ça demeure un enjeu problématique.

Le cas Montréal

- Montréal est un cas à part. Attention, SUIVEZ BIEN.

Les citoyens doivent d'abord tous voter pour le maire de la VILLE et un maire d'ARRONDISSEMENT (à part dans l'arrondissement de Ville-Marie où le maire de Montréal devient de facto le maire d'arrondissement).

Vous suivez toujours? Bien, on continue.

Dans la plupart des arrondissements, les citoyens doivent aussi élire un conseiller de VILLE pour leur district. Dans certains arrondissements, ils doivent en plus choisir un conseiller d'ARRONDISSEMENT. Et dans de rares cas (Outremont et L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève), les citoyens n'ont qu'à choisir un conseiller d'arrondissement.

Vous avez compris? Ne vous inquiètez pas! Nous aussi, on est un peu mêlés dans tout ce brouhaha. 

Ailleurs au Québec

Vous allez voir, c'est moins compliqué.

- Les autres municipalités sont divisées en districts électoraux, sauf quelques-unes de moins de 20 000 habitants qui ont choisi de ne pas découper leur territoire.

Sources : Directeur général des élections du Québec, Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Institut de la statistique du Québec

- Avec illustrations de Philippe Melbourne Dufour