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Un jeune de 11 ans est mort lors d’une randonnée

La famille n’a toujours aucune réponse pour expliquer le décès du jeune Jacob Therrien, 11 ans

Jacob Therrien, 11 ans
Photo Courtoisie Jacob Therrien, 11 ans

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Sans explications ni avertissement, un jeune garçon de 11 ans de Saint-Elzéar, en pleine santé, est mort lors d’une randonnée pédestre en famille à la fin du mois d’octobre.

Le 22 octobre, comme c’est la tradition chaque année pour la famille Therrien, elle se rend aux Sentiers pédestres des 3 monts, à Saint-Joseph-de-Coleraine, pour pique-niquer et prendre l’air.

Après avoir atteint le sommet, Jacob, un garçon très sportif et en parfaite santé, perd un peu de vitesse en raison de douleurs aux jambes. Un malaise qu’il signifiait régulièrement et pour lequel ils avaient consulté.

« Le médecin nous a dit que c’était un problème de croissance, puisqu’il a grandi très vite. Je sais ce que c’est, je l’ai vécu moi aussi. Donc, je lui ai dit qu’on allait prendre notre temps et qu’on allait s’asseoir sur des roches pour se reposer en redescendant », raconte sa mère, Sandra Lessard, qui peine à réaliser que son « petit bonhomme » ne reviendra plus. Le père prend ainsi en charge les jumeaux de neuf ans, Cédrick et Émile, jusqu’à l’accueil au bas de la montagne, alors que Mme Lessard reste auprès de son fils de 11 ans.

Puis, quelques mètres plus loin, une autre roche. Une autre pause.

Après quelques minutes, Jacob demande à s’asseoir un peu plus longuement et demande « Maman, est-ce que je peux prier », raconte sa mère, la voix nouée par l’émotion.

Sandra Lessard et son fils Jacob Therrien, 11 ans.
Courtoisie
Sandra Lessard et son fils Jacob Therrien, 11 ans.

En priant

« Il ne m’avait jamais dit ça de sa vie. Mon garçon n’a pas les sacrements, il est juste baptisé et nous ne sommes pas pratiquants. J’ai trouvé ça drôle, mais, si ça peut le motiver à avancer, j’ai dit : ben oui mon homme, tu peux prier », raconte-t-elle.

« Il fait son signe de croix et, à ce moment-là, il est parti. Ses yeux sont partis comme lors d’une perte de connaissance », raconte la mère, encore secouée par les évènements. « Je lui donnais des tapes, je lui disais : voyons Jacob, qu’est-ce qui se passe ? Il a dit maman, je ne sais pas et ç’a été ses derniers mots », raconte-t-elle le cœur gros.

«Mon petit bonhomme a eu une belle vie, on a eu une belle vie de famille. Il pouvait nous faire 15 câlins par jour, sans même qu’on le demande. C’est ce qu’il m’a appris de plus précieux, de montrer aux autres à quel point on les aime et ça, personne ne peut me l’enlever. Serrez vos enfants dans vs bras et collez-les», la mère de Jacob Therrien, Sandra Lessard.

Elle appelle aussitôt son conjoint, qui dirige les jumeaux vers la réception et revient à la hâte pour donner les manœuvres de réanimation. Puis, les secours débarquent et transportent Jacob d’urgence à l’hôpital, où son décès a été constaté.

Près de deux semaines après les tristes évènements les parents n’ont encore aucune réponse pour expliquer la mort de leur fils, alors que le rapport du coroner pourrait ne pas être publié avant un an.

La thèse de la malformation cardiaque a toutefois été écartée. « Ils ont analysé la cage thoracique et n’ont pas vu d’anomalie. Je sais qu’ils vont analyser le cerveau. Il y aura aussi des analyses toxicologiques pour savoir si c’était une bactérie. Nous sommes dans le néant », indique Mme Lessard.

Malgré tout, toute la famille subira des tests pour éviter le pire, « pour nos enfants et nos petits-enfants », mentionne la mère de famille.

La famille Therrien, les jumeaux Cedric et Emile, 9 ans, le père Clément Therrien, la mère Sandra Lessard et Jacob Therrien, 11 ans.
Courtoisie
La famille Therrien, les jumeaux Cedric et Emile, 9 ans, le père Clément Therrien, la mère Sandra Lessard et Jacob Therrien, 11 ans.

Mort subite du nourrisson ?

Selon leur médecin de famille, il pourrait s’agir de la mort subite du nourrisson. « Il nous a dit que ça se pouvait, à 11 ans, et que par chance qu’il faisait autant de sports c’est ce qui fait qu’il se serait rendu jusqu’à cet âge », affirme celle qui aimerait trouver des réponses pour rassurer les enfants de l’école que fréquentait Jacob.

« J’allais porter les jumeaux à l’école cette semaine et les enfants regardaient dans la voiture. Je sentais qu’ils se disaient, peut-être que Jacob va sortir », ajoute-t-elle.

Le service sera célébré samedi, à Saint-Elzéar.