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«Probablement le tableau le plus important de Marcelle Ferron»: une pièce historique mise en vente lundi soir à Montréal

Une pièce majeure de l’art québécois de la peintre Marcelle Ferron sera mise en vente aux enchères lundi à Montréal.
PHOTO COURTOISIE Une pièce majeure de l’art québécois de la peintre Marcelle Ferron sera mise en vente aux enchères lundi à Montréal.

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MONTRÉAL | Une pièce majeure de l’art québécois de la peintre Marcelle Ferron sera mise en vente aux enchères lundi à Montréal.

Il s’agit du tableau «Ronqueralles» que l’artiste a signé en 1960, une huile sur toile de grand format (129 cm x 195 cm).

«C’est probablement le tableau le plus important de Marcelle Ferron», a expliqué à l’Agence QMI Marc-Antoine Longpré, président et directeur général de l’entreprise Les enchères BYDealers qui tient sa première vente aux enchères lundi soir au Théâtre St-James, dans le Vieux-Montréal.

«C’est avec ce tableau qu’elle a remporté la médaille d’argent à la Biennale de Sao Paulo l’année suivante, en 1961», a ajouté M. Longpré.

Marcelle Ferron faisait partie de la délégation canadienne à Sao Paulo aux côtés des peintres Harold Town, Ronald Bloore, Alex Colville et Gordon Smith, sous le commissariat de Charles Comfort, alors directeur du Musée des beaux-arts du Canada. En remportant la médaille d’argent, elle s’était distinguée non seulement de ses collègues canadiens, mais aussi des centaines d’artistes représentant plus de cinquante pays à cette importante biennale.

Dans son catalogue de vente, BYDealers a fixé la valeur de «Ronqueralles» entre 425 000 $ et 525 000 $. Le prix qu’atteindra le tableau à l’encan pourrait donc briser le record actuel de 485 500 $ - incluant les frais d'encan - pour une œuvre de Marcelle Ferron vendue aux enchères.

Le record de 485 500 $ a été enregistré par une pièce sans titre que Mme Ferron avait aussi réalisée en 1960. Elle avait été invitée cette année-là à contribuer à la mise sur pied de ce qui allait devenir la célèbre collection Peter Stuyvesant qui a été dispersée 50 ans plus tard, en 2010, par la maison de vente aux enchères Sotheby’s.

Marcelle Ferron est une des peintres qui ont marqué l’histoire de l’art au Québec. Née en 1924, elle a été une des signataires en 1948 du «Refus global» du groupe des peintres automatistes dirigé par Paul-Émile Borduas. Elle a vécu à Paris de 1953 à 1966 et s’est fait remarquer pour sa participation dans le mouvement artistique d’avant-garde de l’époque. Elle est décédée en novembre 2001 à Montréal.

Lundi soir, «Ronqueralles» sera vendue au plus offrant parmi plus d’une soixantaine d’autres tableaux canadiens et internationaux importants de peintres tels que Jean Paul Riopelle, Joan Mitchell, Jack Bush, Guido Molinari, Jean Paul Lemieux, Charles Gagnon, Léon Bellefleur, Jean McEwen, Jacques Hurtubise et Serge Lemoyne.

La vente est organisée par BYDealers, une nouvelle entreprise qui s’est associée à une quinzaine de marchands d’art québécois et du reste du Canada qui ont consigné – avec leurs clients - les tableaux mis en vente.

Parmi les autres tableaux à surveiller le soir de la vente figurent un triptyque de Joan Mitchell dont l’évaluation est de 400 000 $ à 500 000 $, de même qu’un Jack Bush de 1967 intitulé «Blue Slant» dont la valeur est estimée à 500 000 $ à 600 000 $.