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Les genoux qui claquent

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La semaine dernière, j’écrivais que les sondages et les remous de l’actualité avaient de quoi faire claquer des genoux les députés libéraux provinciaux à moins d’une année de la prochaine élection générale.

Et bien j’ai la forte impression que le rythme déjà rapide de ce claquement vient de passer en vitesse supérieure avec les résultats de l’élection municipale à Montréal. Quel est le lien au juste avec l’Assemblée nationale ? C’est la volonté de changement. C’est ce sentiment de plus en plus perceptible de vouloir tourner le dos aux vieux partis politiques, ou encore aux vieux politiciens, pour faire le saut dans le vide. Courir le risque, s’en remettre à l’instinct et au destin.

Changer

C’est ce qui s’est passé lors de l’élection fédérale de 2015, alors que le peuple a porté au pouvoir un professeur d’art dramatique qui n’avait de crédible que son nom de famille. Allez ouste les Harper et les Mulcair. Ces derniers ont aussi été remplacés par des figures nouvelles et inconnues au sein de leur parti respectif.

Impossible d’ignorer ce qui s’est passé aux États-Unis avec l’élection d’un milliardaire-narcissique-sexiste-menteur qui promettait de botter le derrière aux élites et aux médias, puis d’un jeune playboy rêveur issu d’un mouvement spontané en France.

Suite logique

Et Montréal n’échappa pas au phé­­no­­­mène dimanche soir. Denis Coderre fut passé à la moulinette au profit d’une titulaire de maîtrise en muséologie catapultée à la tête de la métropole.

Alors, revenons aux élus du PLQ. Qu’ont-ils devant eux ? Une marque de commerce entachée par les allégations de corruption et de collusion. L’usure du pouvoir associée à près de 15 ans de gouvernance pratiquement sans interruption. Un chef qui ne connecte pas plus avec la population qu’avec son propre parti. Et cette vague de changement perceptible à l’échelle mondiale. Tendez l’oreille. Vous aussi, vous entendrez le « clac, clac, clac ».