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Coupable d’avoir foncé à 135 km/h sur une maison

La conductrice pourra finir ses études en droit avant d’être condamnée

FD-ACCIDENT-DOLLARD-ORMEAUX
Photo Agence QMI, Pascal Girard Un couple de l’ouest de l’île de Montréal venait à peine de se coucher à l’étage quand Melinda Kazandjian a foncé à plus de 135 km/h sur leur maison, causant pour 350 000$ de dommages et traumatisant les parents et leurs trois enfants.

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Une jeune conductrice qui a foncé à plus de 135 km/h sur une maison de l’ouest de l’île de Montréal et causé pour 350 000 $ de dommages a finalement reconnu son crime, pour lequel elle sera condamnée à la fin de sa maîtrise en droit.

« Malgré l’intersection en ‘‘T” et le panneau d’arrêt, Melinda Kazandjian n’a jamais ralenti son véhicule et elle est entrée de plein fouet dans une résidence », a expliqué cette semaine Me Sylvie Dulude, de la poursuite, au palais de justice de Montréal.

L’événement s’est produit le 1er décembre 2013 à Dollard-Des Ormeaux, mais le dossier a traîné. Le procès devait commencer jeudi, mais Mme Kazandjian a coupé court au processus judiciaire en plaidant coupable à une accusation de conduite dangereuse.

L’incident est survenu un peu après minuit dans un secteur résidentiel où la limite de vitesse est de 50 km/h. Ce qui n’avait pas empêché la jeune femme, maintenant âgée de 28 ans, de foncer à toute allure.

<b>Sylvie Dulude</b></br>
<i>Procureure</i>
Photo Pierre-Paul Poulin
Sylvie Dulude
Procureure

« Elle a mis en péril la vie du passager ainsi que celles des résidents », a ajouté Me Dulude.

La collision a été brutale. Le véhicule s’est encastré dans la résidence, détruisant même l’escalier qui menait à l’étage.

« Fort heureusement, le couple qui habitait là avec ses enfants de 2, 4 et 6 ans était déjà à l’étage », a expliqué l’avocate de la poursuite.

Choc

Lorsque les pompiers ont voulu évacuer la maison, ils ont dû passer par les fenêtres à l’étage puisqu’il était impossible de sortir de la demeure autrement. À l’arrivée des policiers, Mme Kazandjian dégageait une odeur d’alcool, a ajouté la Couronne.

L’événement a traumatisé les occupants de la résidence, laquelle avait été grandement endommagée. En fait, les propriétaires ont dû débourser quelque 350 000 $ pour réparer la propriété et remplacer le mobilier détruit ou abîmé.

Et malgré tout, le choc a été assez important pour que les occupants décident de déménager.

« Ils n’ont jamais réintégré la résidence à cause du traumatisme », a expliqué la procureure, ajoutant qu’ils témoigneront des conséquences que le crime a eues sur leur vie aux plaidoiries sur la peine en mai 2018.

Études

Si Mme Kazandjian doit attendre plusieurs mois avant d’écoper d’une sentence, c’est qu’elle termine présentement une maîtrise en droit en Californie, a expliqué son avocat Dylan Jones.

« Comme la Couronne va sûrement demander de l’emprisonnement, je crois qu’il est raisonnable d’attendre la fin de ses études », a-t-il mentionné.

À la sortie de la salle d’audience, Me Jones a expliqué que sa cliente regrettait son geste.

« Elle est extrêmement désolée, et elle est contente qu’il n’y ait pas eu de blessés », a-t-il dit, ajoutant qu’il s’agissait d’un événement « extrêmement grave », mais aussi isolé.

Outre cet événement, le dossier de conduite de Mme Kazandjian est sans tache et elle n’a aucun antécédent criminel, a conclu l’avocat.