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Le violeur sourit devant la famille de sa victime

Le chauffeur de taxi de Sept-Îles ayant agressé une ado qui s’est suicidée écope de trois ans et demi de prison

Donat Lizotte
Photo Frédérik Jolicoeur Tétreault Donat Lizotte a ri en passant devant la famille de la victime vendredi à Sept-Îles.

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SEPT-ÎLES | Un chauffeur de taxi ayant agressé sexuellement une ado qui s’est par la suite suicidée a pris le chemin de la prison vendredi matin, sourire aux lèvres.

Donat Lizotte, 73 ans, a écopé d’une sentence de 42 mois de prison pour une agression sexuelle sur une mineure de 17 ans survenue en 2015.

L’ancien chauffeur de taxi était tout sourire en sortant de la salle d’audience pour se rendre en prison.

Selon la preuve dévoilée au procès, Lizotte a conduit la jeune fille dans un endroit isolé de Sept-Îles avant de l’agresser dans son taxi, au début de l’année 2015. La victime s’est enlevé la vie quelques mois plus tard.

Au bout du quai

L’homme de 73 ans « a nié jusqu’à la fin », a souligné le juge Michel Parent, lors du prononcé de la peine. Bien que le tribunal n’en tienne pas compte, il a rappelé les propos que l’accusé avait tenus lors des représentations sur sentence.

« Si je l’avais violée, je n’aurais pas été la porter au poste de police comme je l’ai fait. En plus, elle riait. Si je l’avais violée, j’aurais été la porter au bout du quai », avait affirmé Donat Lizotte, pour une fois de plus clamer son innocence.

La famille de la victime considère que la peine imposée au coupable ne sera « jamais suffisante ».

« On s’attendait à quatre ans. C’est donc six mois de moins », a commenté la tante de la victime, qu’on ne peut nommer en vertu d’une ordonnance de la cour.

Jamais suffisante

L’âge de la victime, la situation d’abus de confiance, la nature de l’infraction, les impacts physiques et psychologiques sur l’adolescente, sa vulnérabilité et le degré de préméditation de l’acte ont été retenus comme étant des facteurs aggravants par le juge Parent.

En revanche, l’absence d’antécédents judiciaires et le fait que Donat Lizotte soit une personne qui semble valoriser le travail ont été retenus comme facteurs atténuants.

« À l’âge qu’il a, ça va paraître long et il va voir que la vie passe vite à 73 ans. Ce n’est pas qu’on veut se venger, mais on pense qu’il va mériter son temps », a dit la tante de la victime.

Concernant l’attitude désinvolte de l’agresseur, la femme s’est réjouie de savoir que Donat Lizotte passera les prochaines années derrière les barreaux.

« Il est sorti en souriant, encore une fois. On sait que son degré de conscience est nul, ou presque. Mais il s’en va en prison et c’est ça qui est important », a-t-elle dit.