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Un premier joueur par excellence canadien?

Nigel Dawes se démarque particulièrement et est devenu une figure de proue de la KHL en s’emparant du troisième rang des meilleurs marqueurs de l’histoire de la ligue.
Photo courtoisie Nigel Dawes se démarque particulièrement et est devenu une figure de proue de la KHL en s’emparant du troisième rang des meilleurs marqueurs de l’histoire de la ligue.

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La Ligue continentale de hockey célèbre présentement sa 10e année d’existence et le hockey en Russie est pratiqué depuis environ 70 ans. Jamais dans l’histoire, les ligues n’ont décerné le titre de joueur par excellence à un athlète qui ne provenait pas de la Russie.

Pendant l’ère soviétique, les joueurs étrangers n’étaient pas les bienvenus (même si Ken Dryden a presque réussi à faire partie de l’équipe russe au début des années 1980) et après cette époque, il n’y avait pas assez d’argent dans les coffres pour convaincre les joueurs, sauf les anciens Soviétiques, de s’aligner pour le pays.

Depuis la création de la KHL, malgré l’arrivée de plusieurs joueurs européens et nord-américains, le titre de joueur par excellence a toujours été remis à un Russe. En fait, seulement trois joueurs ont reçu le « Bâton d’or ». Danis Zaripov l’a remporté lors de la saison inaugurale, avant de voir Sergei Mozyakin et Alexander Radulov se partager l’honneur pendant les huit autres années.

Est-ce que la saison 2017-2018 sera celle qui brisera cette séquence ? Il y a plusieurs raisons qui laissent croire que oui. Radulov n’est plus dans la ligue et l’équipe de Mozyakin, le Metallourg de Magnitogorsk, éprouve de la difficulté. Les deux raisons principales sont toutefois une paire d’attaquants canadiens qui évoluent pour le Barys d’Astana, l’équipe qui trône au sommet de l’Association de l’Est.

En amenant la formation du Kazakhstan au sommet, Linden Vey et Nigel Dawes ont jusqu’à maintenant surpassé l’un des meilleurs talents russes, Ilya Kovalchuk.

Dawes se démarque particulièrement et est devenu une figure de proue de la KHL en s’emparant du troisième rang des meilleurs marqueurs de l’histoire de la ligue. Il a récolté des points à ses neuf derniers matchs, a récolté 28 buts en 27 matchs et est en route pour battre le record de 48 filets détenu par Mozyakin.

Le joueur de 32 ans joue en moyenne 21 minutes par rencontre et il n’y a aucun doute que le Barys espère que Dawes les mènera à la conquête de la Coupe Gagarin.

La chose la plus impressionnante à propos de l’éclosion de Dawes, c’est que selon tous les indicateurs, il devait connaître une saison de misère.

L’été passé, le Barys a été obligé de démanteler sa meilleure ligne d’attaque, alors que le Canadien Dustin Boyd a changé d’équipe et que l’Américain Brandon Bochenski a pris sa retraite. C’est donc l’une des meilleures lignes de la KHL qui s’est envolée.

Dawes n’a pas seulement survécu aux changements, il semble avoir créé une meilleure chimie avec ses nouveaux coéquipiers pour nous montrer qui est le véritable meneur de cette formation.

L’un de ses coéquipiers est Vey qui mène présentement la KHL au chapitre des points avec 42. L’ancien espoir des Canucks de Vancouver a marqué 17 buts lors de ses neuf derniers matchs. Dans une victoire de 5 à 3 face aux CSKA, il a réussi un tour du chapeau en plus d’obtenir une mention d’aide. Parlant de passes décisives, Vey en a réussi 31, ce qui le place au sommet de la KHL avec une avance de 10 sur son plus proche poursuivant, le talentueux Linus Omark.

Le « Bâton d’or », contrairement au trophée Hart, est décerné à la suite d’un vote des entraîneurs qui sont plus enclins à voter pour les talents locaux que les journalistes.

Il existe également des règles assez particulières, advenant que plusieurs joueurs obtiennent le même nombre de votes. Le premier bris d’égalité est le classement de l’équipe lors de la saison régulière, suivi par le nombre de points (ce qui désavantage grandement les défenseurs et les gardiens). Par la suite, il s’agit du nombre de matchs joués (le plus petit nombre est le mieux) et le nombre de minutes de pénalité (encore une fois, le moins possible).

Dans toute son histoire, un non-citoyen de la Russie l’a remporté deux fois. Dans les deux cas, il s’agissait d’un Russe originaire du Kazakhstan. La sélection de Dawes, qui est un citoyen kazakh, mais pas d’origine russe, représenterait donc une première.

Zaripov regarde vers la LNH

Alors que le scandale de dopage fait rage et que le Comité international olympique pourrait empêcher les athlètes russes de participer au plus grand rassemblement sportif mondial (la KHL a menacé de ne pas autoriser ses joueurs à participer si la situation se produit), un joueur avec des problèmes de dopage espère trouver un emploi de l’autre côté de l’océan.

Zaripov, qui a testé positif à des substances qui ne sont pas interdites par la Ligue nationale de hockey a discuté avec les Blues de St. Louis. Une ligne composée de Vladimir Tarasenko et Zaripov serait très menaçante, mais le joueur de 36 ans, qui n’a jamais été reconnu pour son jeu défensif, pourrait avoir de la difficulté avec le système de jeu de Mike Yeo.

Le chiffre de la semaine 47,7

Il s’agit du montant d’argent, en millions d’euros, perdu par le Jokerit d’Helsinki, l’une des équipes phares de la KHL, lors de ses quatre premières saisons.

Étant reconnu pour être une manière de blanchir de l’argent pour son propriétaire Gennady Timchenko (un ami de Vladimir Poutine), le plan ne s’est pas avéré être une solution aux problèmes financiers.