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Réduire la charge de travail de Price?

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Photo d'archives, Ben Pelosse Aucune date n’est encore avancée pour le retour au jeu du gardien vedette du Canadien Carey Price.

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Carey Price a déclaré cette semaine qu’il reprendrait son poste bientôt. S’il le dit. Le fait demeure qu’il ne s’est pas entraîné au cours des trois derniers jours et qu’aucune date n’est avancée quant à son retour au jeu.

Admettons que ce soit dans un proche avenir, comme il l’a dit. On a tout lieu de penser qu’il jouera souvent.

Mais dans quel état sera-t-il physiquement ?

C’est la deuxième fois en trois saisons qu’une blessure le relègue sur la touche. On nous affirme que celle-ci n’a rien à voir avec celle qu’il avait subie en 2015.

D’accord, mais qui nous dit qu’il ne s’agit pas d’une blessure à son autre genou ?

De quoi souffre-t-il au juste ?

On ne se poserait pas des questions si les gens du Canadien étaient transparents. C’est ce qui arrive quand on fait des cachotteries.

Voilà pour le message.

Des Questions à se poser

La condition physique de Price laisse place à des questionnements.

Y a-t-il lieu de lui faire jouer une soixantaine de matchs par année ?

Son gourou Stéphane Waite est le premier à dire qu’un gardien numéro un ne peut disputer 65 à 70 matchs par saison dans le hockey d’aujourd’hui.

Les gardiens sont tellement bons que les équipes adverses leur accordent une grande place dans leur plan de match. On cherche à les déranger dans leur travail. On crée de la circulation lourde devant eux. On fonce sur eux.

Tous les moyens sont utilisés pour les battre.

Compte tenu du rôle important qu’il est appelé à jouer chez le Canadien, c’est peut-être ce qui explique que Price n’est plus efficace dans les séries.

Des Chiffres intéressants

Une intéressante recherche effectuée par le journaliste Elliott Friedman du réseau Sportsnet, à l’aide d’un moteur que l’on retrouve sur le site hockey-reference.com, montre que seulement trois gardiens de 31 ans et plus ont disputé cinq saisons consécutives de 66 matchs ou plus depuis 1967-1968, saison marquant le début de l’ère post-expansion.

Ce sont Tony Esposito, qui a réussi l’exploit sept ans de suite, Mikka Kiprusoff et Martin Brodeur, qui l’ont fait cinq ans d’affilée.

Price aura 31 ans accomplis au mois d’août 2018. En faisant exception de la saison où il a été à l’écart du jeu durant cinq mois (2015-2016), il a livré une moyenne de 66 rencontres par saison depuis 2009-2010. On parle de 80 pour cent des matchs de son équipe.

Avant d’être blessé il y a deux semaines, il avait participé à 11 des 13 premières rencontres des siens pour une moyenne de 85 pour cent.

Un bon auxiliaire en Lindgren

En son absence, Charlie Lindgren est en train de faire la démonstration qu’il lui ferait un excellent auxiliaire.

C’est dommage pour Al Montoya, lui-même aux prises avec une blessure (commotion cérébrale), mais Lindgren l’a devancé dans la hiérarchie des gardiens de l’organisation du Tricolore.

Ainsi va le sport.

Qu’est-ce qui empêcherait Claude Julien d’utiliser le jeune Américain plus souvent qu’il ne le faisait avec Montoya lorsque Price sera apte à retourner dans la mêlée ?

L’entraîneur aurait avantage à avoir recours à ses meilleures ressources dans la situation où son équipe se trouve en ce moment. Si ça veut dire de réduire la charge de travail de Price, pourquoi pas ?

Un Contrat qui pèsera lourd

Quant à savoir si Julien pourrait continuer dans la même veine la saison prochaine, la question devra être étudiée par les décideurs de l’organisation.

Au début de la saison, j’ai posé cette question : le Canadien a-t-il un avenir avec Price ?

Marc Bergevin le croyait sans doute lorsqu’il a accordé cette prolongation de 84 millions pour huit ans à son gardien, laquelle entrera en vigueur l’an prochain. Or, Andrei Markov et Alexander Radulov ont quitté entre-temps, ce qui a changé considérablement le portrait.

Le Canadien forme une moins bonne équipe que l’an dernier malgré l’acquisition de Jonathan Drouin.

Price ne peut tout faire. Il doit être mieux entouré.

La coupe Stanley n’apparaît pas au radar et les bons joueurs ne sont pas disponibles.

Bergevin aura une grosse réflexion à faire à la fin de la campagne.

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