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7 faits surprenants sur Pink Floyd

7 faits surprenants sur Pink Floyd
Photo d'archives

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Pour marquer ses 50 ans, le légendaire groupe britannique Pink Floyd vient de sortir le magnifique livre Their Mortal Remains. L’œuvre abondamment illustrée, qui a aussi accompagné l’exposition du même nom présentée à Londres l’été dernier, paraît également en version française. Voici sept passages du livre qui nous ont particulièrement surpris.

7 faits surprenants sur Pink Floyd
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1. Les contes de fées de Syd

Cofondateur de Pink Floyd (c’est d’ailleurs lui qui a eu l’idée du nom du groupe), Syd Barrett s’inspirait beaucoup des contes de fées pour écrire ses chansons. Ses textes étaient remplis de références aux rois, princesses et gnomes des recueils des frères Grimm. « Barrett avait grandi en lisant Kenneth Grahame, Lewis Carroll, Hilaire Belloc et les livres de fables, d’alphabets et de jeux écrits et illustrés par Kate Greenaway, monuments à l’innocence enfantine édouardienne. »

2. Mauvaise critique

Considéré comme un groupe pop à ses débuts, Pink Floyd peinait à convaincre les critiques avec ses premières pièces. À propos du simple Arnold Layne, qui a passé plusieurs semaines dans le top 30 en 1967, la publication Disc and Music Echo ne se faisait pas tendre. « Sont-ils juste une bulle qui plane au-dessus de la scène pop ou ont-ils la capacité de durer ? » a écrit un auteur resté anonyme. C’est l’extrait suivant, See Emily Play, qui a enfin ouvert plusieurs portes à Pink Floyd.

3. Des singles aux albums

Dans les années 1960, la majorité de l’industrie musicale était axée sur les singles. Les groupes sortaient alors une nouvelle chanson tous les trois mois. Les membres de Pink Floyd se sont toutefois rapidement aperçus qu’ils n’étaient pas à l’aise dans ce système. « Incapables de suivre la cadence de fabrication des tubes et/ou refusant de s’y plier, ils ont montré que la dynamique de la pop des sixties avait fait son temps et qu’elle n’était plus applicable à cette nouvelle race de musiciens qui voyaient leur travail non pas comme une simple démarche commerciale, mais comme une forme d’art et d’exploration­­­. »

4. La lumière de leur professeur

C’est en 1962 que Nick Mason, Roger Waters et Richard Wright se sont rencontrés, au cours de design et archi­tecture de l’école polytechnique de Regent Street, à Londres (l’établissement s’appelle aujourd’hui l’Université de Westminster). Là-bas, les jeunes se sont intéressés aux effets lumineux grâce à l’un de leurs professeurs, Mike Leonard. « Leonard menait des expériences sur la synthèse de l’éclairage et du son et invita le groupe à des séances “d’impro” musicale où des effets­­­ visuels étaient réalisés en fonction de la musique qui était jouée. »

5. Un album nommé Eclipse

En février 1972, alors en plein processus créatif pour son nouvel album, Pink Floyd présentait le spectacle The Dark Side of the Moon. A Piece for Assorted Lunatics. Ce concert rempli de nouvelles pièces devait servir à orienter le groupe pour l’enregistrement de l’album qu’il souhaitait appeler The Dark Side of the Moon. Mais le même été, le groupe folk-rock Medicine Head sortait un album appelé... The Dark Side of the Moon! Pour éviter la confusion, Pink Floyd décida de nommer son nouvel opus Eclipse. Toutefois, l’échec commercial du disque de Medicine Head permit au groupe de revenir à son titre original.

6. Des objets domestiques

Aux premiers stades de l’enregistrement de l’album Meddle, en 1971, Pink Floyd avait eu l’idée de se servir « d’objets domestiques » pour créer certains sons en studio. L’idée avait été abandonnée. Mais deux ans plus tard, pour Wish You Were Here, les musiciens ont retenté l’expérience à Abbey Road. Ils ont passé des mois à jouer sans instruments conventionnels, s’amusant plutôt avec des élastiques pour créer une basse et imitant même un tambour en tapant à la hache sur un morceau de bois. Après deux ans d’expérimentations, ils ont décidé de revenir aux instruments conventionnels.

7. Le cochon volant

Roger Waters voulait que la couverture de l’album Animals montre un énorme cochon gonflable flottant au-dessus de la centrale de Battersea, à Londres. Lors de la prise de vue, on n’arrivait pas à gonfler le cochon de 10 mètres fabriqué par la firme allemande qui avait produit les premiers dirigeables Zeppelin. Le lendemain, le câble tenant le cochon s’est rompu, libérant l’animal dans le ciel. Le groupe a dû appeler les urgences et avertir la police. Un hélicoptère et deux jets ont été envoyés en repérage. Le cochon a été retrouvé dégonflé dans une ferme quelques kilomètres plus loin.


La version francophone du livre Pink Floyd – Their Mortal Remains, publiée par Les Éditions Michel Lafon, est actuellement en vente.