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Faire de la différence une normalité

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L’autisme n’est plus un trouble inconnu comme il pouvait l’être il n’y a pas si longtemps. Nous sommes tous touchés de près ou de loin par quelqu’un qui nécessite un soutien, léger ou plus important. On le diagnostique mieux donc on en parle plus. Le spectre de l’autisme s’invite aussi dans la fiction, comme dans la vraie vie. Une des séries ­américaines les plus populaires actuellement est de The Good Doctor, relatant la vie d’un jeune médecin Asperger, prouvant que la différence peut faire partie du quotidien, dans la réalité comme dans la fiction.

Diffusée sur ABC, The Good Doctor cartonne chaque semaine rejoignant plus de 17 millions de téléspectateurs. Sur Netflix, la charmante série Atypical, illustrant les expériences affectives, sociales et familiales d’un jeune adulte autiste, vient d’être renouvelée pour une seconde saison devant l’enthousiasme des critiques, comme du public. « On ne peut que se réjouir de cette inclusion, ­observe Annick Lavogiez, coordonnatrice de projets à la Fédération québécoise de l’autisme. Plus on présente une neuro-diversité, plus ça va être simplifié dans la vie de tout le monde. »

Pas juste positif

Et pour madame Lavogiez, pas ­question de ne dresser qu’un portrait positif. « L’autisme touche 1,5 % de la population. Amis, famille, ­collègues. Tous les cas sont différents selon où ils se situent dans le spectre. Trouble de communication, ­d’interaction ­sociale, d’intérêt restreint ou répétitif. » ­L’important est de ne pas tomber trop souvent dans les clichés. « La série Atypical, par exemple, est une belle représentation de certains autistes. C’est le portrait d’une famille avec ses aspects positifs et négatifs. L’équilibre est sympathique. On voit la ­dynamique familiale, comment les parents prennent leur place, l’impact sur la fratrie, comment on évolue. Ici, une sœur devient très protectrice », conclut Annick Lavogiez. Des ­personnages intéressants et inspirants dans leur ­vulnérabilité, dans leur différence, comme chaque neuro-typique que nous sommes.

 

L’autisme dans les séries américaines

Shaun Murphy dans The Good Doctor

Photo courtoisie

Le protagoniste est un jeune résident atteint du syndrome d’Asperger. Il est doté d’une grande intelligence et d’une mémoire quasi photographique lui permettant de noter les moindres détails et changements. Malgré son trouble et ses difficultés sociales, il réussit à rejoindre les rangs d’un grand hôpital et à surmonter les préjugés qu’ont certains collègues à son égard.

Tina Belcher dans Bob’s Burgers

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Bien que ce ne soit jamais clairement mentionné dans la série de dessins animés, le personnage de Tina, la plus vieille des enfants de Bob, présente de nombreux signes du syndrome ­d’Asperger. Ses intérêts spécifiques et particuliers ainsi que sa difficulté à ­décoder les expressions et sentiments des autres laissent présager qu’elle serait atteinte de ce trouble.

Sam Gardner dans Atypical

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Dans cette comédie de Netflix, le ­personnage de Sam, 18 ans, est ­atteint d’un TSA (trouble du spectre de ­l’autisme). On le suit dans sa quête ­d’indépendance – plutôt difficile à vivre pour ses parents et sa sœur Casey – et dans celle de se ­trouver une petite amie.

Julia dans Sesame Street

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Pour la toute première fois, la ­populaire émission pour enfant Sesame Street a introduit un personnage atteint d’autisme en avril dernier. Julia a quatre ans et elle est née de l’initiative « Seeing Amazing in All Children » (« Voir l’incroyable chez tous les enfants ») de l’émission qui vise à enseigner ce qu’est l’autisme aux enfants.

Sonya Cross dans The Bridge

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Sonya (Diane Kruger) est une des détectives de la police d’El Paso. Bien qu’elle soit atteinte d’Asperger et que son comportement et ses réactions soient parfois loin de se conformer aux règles de la vie en société, elle a tout ce qu’il faut pour être une bonne détective. Malgré son manque d’aisance sociale, elle est loyale, efficace et ferait tout pour que les lois soient respectées !

Dean Simms dans Claws

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La série Claws fait le portrait de la vie de cinq femmes dans un salon de beauté. La patronne, Desna, a un frère atteint d’autisme à sa charge. Afin d’offrir une meilleure qualité de vie pour elle et son frère, elle se lance avec ses amies dans le blanchiment d’argent.

Sheldon Cooper dans The Big Bang Theory

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Sheldon (Jim Parsons) est un brillant physicien théoricien qui, selon plusieurs, présente plusieurs traits du syndrome d’Asperger. Cela dit, les créateurs de la série Chuck Lorre et Bill Prady l’ont toujours démenti. Bien qu’il ait une forme d’intelligence particulière et que ses agissements pourraient se rapprocher de ceux d’un Asperger, Sheldon ne serait pas dans le spectre de l’autisme.

Jerry Espenson dans Boston Legal

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Boston Legal a aussi décidé de mettre en scène un brillant avocat atteint du syndrome d’Asperger. Même s’il a de la difficulté à interagir avec les autres, ses capacités intellectuelles font de lui l’un des associés pour interpréter le droit des affaires. Diplômé de Harvard, il pratique chez Crane, Poole and Schmidt.

Connor DeLaurier dans Degrassi: La nouvelle Génération

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Dans la populaire émission Degrassi: La Nouvelle Génération, on y présente un jeune étudiant très intelligent qui éprouve des difficultés sociales à cause de son syndrome d’Asperger. Malgré tout, il arrive à vivre une adolescence sensiblement normale, à se faire des amis et à entretenir des relations avec les filles.

Max Braverman dans Parenthood

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Le fils du couple ­Braverman est diagnostiqué Asperger dès la première saison. Le trouble de Max l’empêche de bien communiquer et d’entretenir des relations harmonieuses avec les autres, plus spécialement avec sa sœur Haddie, qui envie toute l’attention qu’on lui porte. Toute la famille apprendra en même temps que Max à apprivoiser le syndrome.

 

Dans nos séries québécoises

Destinées

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Souvenons-nous des personnages de Solange, interprété par Sonia Vachon, et de son fils Jérémie. Lors de la première saison, Solange, monoparentale, s’occupait de son fils atteint d’un TSA assez sévère, tout en conciliant travail et famille. Jérémie était non verbal et doté d’une mémoire photographique phénoménale.

Ruptures

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Dans Ruptures, le ­personnage d’Ariane ­(Mélissa Désormeaux-­Poulin) a dû travailler très fort pour trouver un terrain d’entente entre deux parents d’un enfant autiste. Le nerf du conflit : tous les deux voulaient céder la garde de leur fils à l’autre. Le couple n’a pas survécu aux difficultés et à l’adaptation que demande la vie avec un enfant atteint d’un TSA.

L’heure bleue

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Dès le premier épisode, on nous plongeait dans le drame familial des Boudrias : le fils autiste du couple perdait la vie. Après que sa mère eut perdu patience et l’eut averti de ne pas sortir, Guillaume, un petit garçon avec un trouble de l’opposition, était sorti de la maison pour jouer au ballon avant de se faire ­renverser par une voiture.

Vérités et conséquences avec Louis T

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Louis T aborde l’actualité de façon humoristique dans une nouvelle émission hebdomadaire, et ce, avec son œil différent : celui d’un autiste nouvellement diagnostiqué ! Rappelons que l’humoriste en avait fait l’annonce en 2016 alors qu’il venait d’apprendre qu’il souffrait d’un TSA. Avec Vérités et conséquences, il offre son point de vue et déconstruit les idées ­préconçues que l’on pourrait avoir.