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Pas facile de sortir du trou!

Après un si mauvais début de saison...

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On a bien ri quand Marc Bergevin a affirmé au tournoi de golf du Canadien que son équipe possédait une meilleure défense que l’an dernier. Soit le directeur général du Tricolore avait une belle candeur, soit il essayait de nous en passer une vite.

Les plus optimistes ont alors prédit que les Montréalais se qualifieraient de justesse pour les séries éliminatoires. Quant aux pessimistes, ils les ont exclus du grand bal printanier au terme d’une éreintante course qui verrait le Canadien arriver tout juste à court.

Personne n’avait prévu devoir faire une croix sur cet objectif dès le mois de novembre.

Bien sûr, les deux gains contre six revers de l’équipe au cours du calendrier préparatoire nous avaient mis en garde à propos d’un possible mauvais début de saison. Mais, tout le monde chez le Canadien nous disait de ne pas nous inquiéter.

Cette organisation a beau essayer de nous entuber à longueur de saison, sur celle-là, on pouvait bien lui donner le bénéfice du doute. Après tout, le camp d’entraînement ne sert-il pas à faire des expériences et à donner l’occasion à de jeunes joueurs de se faire valoir ?

Erreur.

En fait, la seule chose que ce calendrier de huit matchs a servi à préparer, c’est le terrain de la fosse que les hommes de Claude Julien s’apprêtaient à creuser à un rythme effarant.

Catastrophe d’une autre époque

En raison de son attaque anémique, de sa défense poreuse et des performances inquiétantes de Carey Price, le Canadien a connu son pire début de saison (après huit matchs) depuis l’automne de 1941. Une époque si lointaine que Maurice Richard n’avait même pas encore donné ses premiers coups de patin avec la Sainte-Flanelle.

La saison avait beau être vieille de deux semaines, la tombe du Canadien était déjà bien avancée.

« Manque de confiance et moments de malchance », a tenté d’expliquer Bergevin, le 25 octobre, dans une rare sortie publique non motivée par une transaction.

Un discours suivi, dès le lendemain, par un revers de 4 à 0 face aux Kings de Los Angeles. L’art du timing.

Une chance que c’est mineur

Doit-on également attribuer à la malchance le forfait de Carey Price, qu’on n’a pas vu devant la cage du Canadien depuis le revers de 6 à 3 au Minnesota, le 2 novembre ?

« Une blessure mineure au bas du corps », a spécifié, dès le lendemain matin, Claude Julien dans le corridor du MTS Bell Place de Winnipeg.

Par « blessure mineure » et « évaluation quotidienne », on entend habituellement que le blessé ratera quelques rencontres. Une semaine tout au plus. Or, depuis le 2 novembre, Price n’est sauté sur la patinoire de Brossard (seul avec un thérapeute ou avec Stéphane Waite) qu’à cinq occasions, soit du 8 au 13 novembre.

En son absence, Charlie Lindgren est venu en relève. Il a fait écarquiller les yeux à ses premiers départs, mais a visiblement manqué de souffle lors des deux dernières rencontres. C’est compréhensible. Sept départs consécutifs pour une recrue, c’est du gros stock.

Et comme on peut difficilement espérer qu’Antti Niemi fasse mieux...

Comme si ce n’était pas suffisant, le Tricolore amorce le deuxième quart de sa saison en visitant coup sur coup Alexander Radulov et P.K. Subban. Ils se feront sans doute un plaisir de tourner le fer dans la plaie.

Ya pas à dire, c’est fantastique.