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Valérie Plante : le début d’un temps nouveau

La nouvelle mairesse de Montréal, le jour de son assermentation, entourée de son mari et de leurs deux enfants.
Photo Dario Ayala, Agence QMI La nouvelle mairesse de Montréal, le jour de son assermentation, entourée de son mari et de leurs deux enfants.

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L’élection de Valérie Plante à la mairie de Montréal marque le début d’un temps nouveau. Du moins, les Montréalais le désirent et l’espèrent fortement.

Élue en partie grâce à la contre-campagne du maire sortant Denis Coderre – un cas d’anthologie en tant qu'une des pires campagnes électorales de l’histoire moderne du Québec -, Mme Plante a surtout également su offrir une réelle alternative. Et ce, bien au-delà de son «sourire».

Denis Coderre n’a certes pas démérité de son passage à la mairie, bien au contraire, mais son amour du bling-bling politique, les dépenses folles du 375e avec peu de legs signifiants et sa déconnexion croissante des besoins concrets des citoyens «sur le terrain» lui ont tous fait mal. Le gâchis de la Formule E en étant certes l’exemple le plus patent.

Bref, Denis Coderre s’est avéré être un maire de transition entre le fiasco corrompu de l’administration de Gérald Tremblay et l’arrivée à la mairie d’une nouvelle génération dont la «vision» semble nettement plus connectée, entre autres choses, à la qualité de vie des Montréalais, aux besoins croissants en transport collectif et aux questions environnementales.

Mis à part le manque de diversité culturelle sur son comité exécutif tout de même paritaire et la nomination prévisible du maire de Plateau Mont-Royal - (voir ici le message un brin hallucinant posté par ce dernier sur sa page Facebook) -, l'équipe de Mme Plante annonce en effet une toute autre manière, disons plus collaborative, de faire la politique.

Ainsi, les élus de son administration travailleront en groupes de trois. Question de briser l’effet de «silo» et de ralentir, tout au moins pour un temps, l’apparition quasi inévitable en politique de «clans» et de luttes internes de pouvoir.

En cela, l’arrivée d’une première mairesse au sommet de la métropole du Québec est une excellente nouvelle. Espérons que ça dure... on se le souhaite.