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Les femmes détenues laissées pour compte au Canada

Bloc prison
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OTTAWA | Le Canada continue de placer des femmes détenues qui souffrent de graves maladies mentales au trou, déplore le vérificateur général.

«Nous avons constaté que le service correctionnel avait placé dans des cellules d’isolement des détenues qui risquaient de se faire mal ou de se suicider», note le vérificateur général Michael Ferguson en marge du dépôt de son rapport, mardi.

Il recommande de mettre fin à cette pratique controversée dans son étude des pénitenciers fédéraux, qui conclut à de sérieux problèmes quant à la détention des femmes au pays.

Toujours incarcérées

Le vérificateur général s’inquiète aussi que les trois quarts des femmes restent incarcérées même après avoir obtenu le droit à la libération conditionnelle.

Faute d’audience, la majorité des femmes prisonnières restent ainsi en prison quatre mois, même si elles ont le droit d’en sortir sous condition.

En plus, l’attribution de leur cote de sécurité est faite selon des critères conçus il y a 25 ans pour des hommes criminels, et non pour les femmes.

Cela a pour conséquence de détenir certaines détenues à des niveaux de sécurité plus élevés que nécessaire, ce qui retarde leur première libération conditionnelle et coûte plus d’argent aux contribuables.

Santé mentale

Les soins de santé mentale laissent à désirer pour ces femmes délinquantes, puisque personne ne surveille leur accès aux traitements.

Les interventions et programmes adaptés à la culture autochtone sont aussi manquants pour cette population carcérale.

Même une fois sorties de prison, les ex-délinquantes ne peuvent profiter de programmes vraiment efficaces pour se réinsérer dans la société, note Michael Ferguson.

Il recommande de favoriser les programmes d’emploi et de mieux mesurer les risques de récidives en prenant en compte certains facteurs, comme la toxicomanie.

Voici tout ce qu’il faut savoir sur le rapport du VG

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