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50 % des agriculteurs en âge de penser à la retraite

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De plus en plus d’agriculteurs pensent à la retraite sans toutefois avoir de plan de relève. C’est le cas notamment en Mauricie.

Jacques Thériault, de Saint-Tite, a l'âge de penser à la retraite comme 50 % des agriculteurs de la région. Et comme 70 % d'entre eux, il n'a pas de plan de relève. À court d'idées, il a dû démembrer son entreprise. Son troupeau est allé à un éleveur, sa machinerie à l'encan et sa terre a été vendue.

«La tête est là, le coeur est là, mais c'est le body qui suit pas. Et dans le domaine du boeuf, si t'as pas une job à l'extérieur, c'est très difficile», a-t-il dit.

Roger Gauthier de Saint-Narcisse a 65 ans. Il a passé sa vie sur la ferme. «J'ai connu les bidons de lait, la fin des chevaux et le début des tracteurs», a-t-il confié. Plus chanceux, il a déjà de la relève. «On vient d'investir 1 million $ en machinerie, a-t-il ajouté. On le fait parce qu'on a de la relève potentielle.»

Tous les deux s'entendent pour dire qu'il faut être passionné et un peu fou pour se lancer en agriculture. «Quelqu'un qui veut se lancer en grande culture, s'il n'a pas d'acquis, pas de famille en agriculture, je ne sais pas ce qu'il va faire», a ajouté M. Gauthier.

L'agriculture a changé. Les producteurs sont devenus de véritables hommes d'affaires. «Ce sont les demandes mondiales qui font monter et baisser le prix à Chicago. Nous ce qu'on contrôle, c'est le rendement. Mais la température contrôle 90 % du rendement. Alors le 10 % qu'on contrôle, il faut réellement bien le faire.»