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Une personne meurt alors qu’il n’y a pas de médecin à l’urgence

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MATAPÉDIA | Une personne est décédée après avoir fait une crise cardiaque dans la nuit de jeudi à vendredi en raison d’un manque de médecins à l’urgence le plus proche.

L’individu a subi un malaise cardiaque dans la soirée de jeudi à Bonaventure. Les paramédics ont voulu transporter la personne à l’urgence la plus proche à Paspébiac, en Gaspésie.

Or, on les a alors informés que l’urgence, habituellement ouverte 24 heures par jour, était fermée en raison d’un manque de médecin.

Les paramédics ont donc dû se rendre jusqu’à Maria, 79 kilomètres plus loin. Pendant tout ce temps, les paramédics ont poursuivi les manoeuvres, car ils croyaient avoir une chance de sauver la personne.

Or, son décès a été constaté à Maria.

«S’il y avait eu un médecin au CLSC de Paspébiac, il y a lieu de croire que ça aurait pu favoriser ses chances de survie»,  indique le vice-président de la Fraternité des travailleurs du préhospitalier du Québec, André Tremblay-Roy.

M.Tremblay-Roy s’explique mal la situation puisque selon lui, il y aurait dû y avoir un médecin à Paspébiac puisque la rupture de service est de minuit à 8h du matin, mais que l’appel des paramédics a eu lieu à 23h45, soit 15 minutes avant le départ prévu du médecin.

Compte

«La rupture du service au CLSC de Paspébiac vient de faire une de ses premières victimes dans un contexte où, théoriquement, la personne aurait pu être sauvée», a lancé sans hésiter le député de Bonaventure, Sylvain Roy, qui cherche des réponses à ses questions.

«Il devra y avoir une reddition de compte de la part du CISSS», a-t-il ajouté.

M. Roy, affirme que ce décès est «tragique et inacceptable», alors que la victime se trouvait à quelque 15 minutes du service d’urgence le plus près.

En réponse aux questions du Journal, le CISSS a indiqué par courriel «analyser les événements et ne fera aucun commentaire».