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Fin des manifestations à Québec: plus de 40 arrestations en marge des manifestations à Québec

La tension est à son comble à Québec où  manifestants et contre-manifestants ont pris la rue à midi, comme prévu, sur la colline parlementaire.
Photo Guy Martel La tension est à son comble à Québec où manifestants et contre-manifestants ont pris la rue à midi, comme prévu, sur la colline parlementaire.

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Les manifestations de samedi opposant des groupes identitaires et d’autres se revendiquant de l’antifascisme ont donné lieu à une quarantaine d’arrestations près de la colline parlementaire, à Québec.

La police a de Québec a confirmé en début de soirée qu’elle avait procédé à un total de 44 arrestations durant la journée. Les observations faites par les policiers laissent croire qu’ils appartenaient tous au mouvement de contre-manifestation venu protester contre la présence des groupes identitaires.

La tension est à son comble à Québec où  manifestants et contre-manifestants ont pris la rue à midi, comme prévu, sur la colline parlementaire.
Photo Guy Martel

 

La tension est à son comble à Québec où  manifestants et contre-manifestants ont pris la rue à midi, comme prévu, sur la colline parlementaire.
Photo Guy Martel

 

Un premier groupe de personnes cagoulées a été intercepté vers 12 h 45 derrière le Centre des congrès, où étaient réunis au même moment les membres du Parti libéral du Québec. Des armes blanches, dont un lance-pierre avec billes de métal et des bouteilles de plastique contenant un liquide inconnu ont été saisis.

Puis, alors que la majorité des manifestants antifascistes s’étaient dispersés à la demande des policiers, une vingtaine d’irréductibles, masqués également ont refusé d’obtempérer devant l’Assemblée nationale, entraînant 23 autres arrestations.

 

Ils seront rencontrés par des enquêteurs et pourraient faire face à des accusations de complot pour attroupement illégal et de déguisement dans un dessein dangereux.

Escouade antiémeute, hélicoptère, chien renifleur, effectifs massifs, la police de Québec a affiché une présence soutenue pendant toute la durée des événements.

 

Vives tensions

La tension était à son comble, plus tôt, alors que les manifestants, de part et d’autre de la colline parlementaire, ont pris la direction du boulevard René-Lévesque. L’escouade antiémeute est parvenue à éviter un affrontement et à tenir les rassemblements à distance sécuritaire.

Des agents ont toutefois eu recours à quelques salves de gaz lacrymogène pour maintenir l'ordre dans les rangs antifascistes qui ont fini par se dissiper peu avant 14h.

La manifestation de La Meute et Storm Alliance s’est conclue dans le calme vers 14h. Entre temps, un groupe de manifestants antiraciste, qui s’était reformé devant l’Assemblée nationale, a reçu l’ordre de se disperser. Des individus auraient été appréhendés par la police.

Selon la police de Québec, on ne rapporte aucun blessé ou bris matériel.

La droite identitaire manifeste

Les membres de La Meute et de Storm Alliance s'étaient donné rendez-vous au parc de l’Amérique française, près du Grand théâtre de Québec. Les deux groupes affirment protester contre le forum sur la diversité et le projet de loi sur la neutralité religieuse du gouvernement Couillard.

«On n’est pas ici pour faire de la casse, on est des citoyens respectueux des lois et on vient s’exprimer librement», a mentionné le porte-parole de La Meute, Sylvain Brouillette, en début de journée. Si jamais on est attaqué, on va se défendre, mais on ne pense pas se rendre là», avait-il prévenu.

Une trentaine de membres du groupe d’extrême droite Atalante ont également été aperçus aux côtés de Storm Alliance durant la marche.

Une centaine de contre-manifestants, dont plusieurs masqués

Du côté des contre-manifestants, une centaine de personnes étaient réunies pour un rassemblement en fin d’avant-midi devant le Parlement, sous le regard attentif d’une trentaine de policiers antiémeutes.

Plusieurs manifestants ont le visage masqué, «pour ne pas être fiché par les policiers», selon l’un d’entre eux. Un autre se défend d’avoir le visage couvert. «Je pourrais perdre mon emploi», affirme-t-il.

La tension est à son comble à Québec où  manifestants et contre-manifestants ont pris la rue à midi, comme prévu, sur la colline parlementaire.
Photo Guy Martel

 

La tension est à son comble à Québec où  manifestants et contre-manifestants ont pris la rue à midi, comme prévu, sur la colline parlementaire.
Photo Guy Martel

 

Les manifestants veulent clairement faire savoir leur désaccord vis-à-vis des positions identitaires du groupe La Meute.

«On veut leur montrer qu’ils n’ont pas leur place ici. On veut que ça se passe calmement. On va voir ce que ça va donner», soutient un autre manifestant.

«On veut que La Meute arrête de dire des conneries sur les musulmans. C’est juste ça qu’on veut, qu’ils nous fichent la paix avec ça. C’est sûr qu’il va y avoir de l’huile sur le feu. Ça va dépendre de la situation. S’il y a des gens du Black block ou telle affaire, qui aiment casser...Il y en a des gens du Black Block. J’en vois partout, monsieur», a-t-il poursuivi.

«Je ne sais pas c’est quoi le Black Block», a rétorqué le porte-parole du Comité d’organisation contre le rassemblement populaire Simon Pouliot, lorsque questionné à savoir si des personnes associées à ce mouvement était sur place.

«Nous, on ne contrôle pas ce que les gens font. On demande de respecter le rassemblement de 11h à midi», indique-t-il.

«Nous, on n’appelle pas à la violence. Mais on ne peut pas contrôler ce que les gens font. On a organisé quelque chose qui est festif. Après ce que les gens font... on comprend qu’il y a des gens qui sont à bout de nerfs. Il y a des gens qui sont morts au cours de la dernière année», ajoute-t-il, se défendant cependant d’associer l’attentat survenu à la Grande Mosquée de Québec en janvier dernier au groupe La Meute.

Le 20 août dernier, des manifestations similaires avaient provoqué des heurts entre les manifestants antifascistes et les forces de l’ordre, donnant lieu à des scènes de vandalisme et de violence. Les membres de La Meute avaient été forcés de se retrancher dans un stationnement pendant des heures, avant de marcher dans le silence en fin de journée.