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Les élections se joueront entre le PLQ et la CAQ, dit Caire

Eric Caire
Photo d'archives Simon Clark Philippe Couillard est en «mode panique» devant la montée de la Coalition avenir Québec dans les sondages, estime le député de La Peltrie, Éric Caire.

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SHERBROOKE | Philippe Couillard est en «mode panique» devant la montée de la Coalition avenir Québec dans les sondages, estime le député de La Peltrie, Éric Caire.

À l’ouverture du congrès du Parti libéral du Québec à Québec vendredi soir, le premier ministre a décoché toutes ses flèches en direction du chef de la CAQ, François Legault. Philippe Couillard a notamment qualifié l’équipe caquiste d'«amateurs».

«Ça nous dit que le premier ministre confirme que l’adversaire du Parti libéral, c’est la Coalition avenir Québec», a répliqué Éric Caire samedi matin, en marge de l’ouverture du Conseil général de la CAQ, qui débute à Sherbrooke.

«La prochaine élection va se jouer – si la tendance se maintient, comme on dit – entre le Parti libéral et la Coalition avenir Québec», a-t-il ajouté.

Le Parti québécois, lui, «se cherche», estime Éric Caire. «De toutes évidences, Jean-François Lisée est quelqu’un d’extrêmement difficile à suivre. Et, de toutes évidences, les Québécois ont de la difficulté à le suivre», dit-il.

Événement préélectoral

«Monsieur Couillard semble beaucoup s’intéresser à François Legault et à la CAQ, en fin de semaine», a également souligné le chef caquiste.

«Moi, je m’intéresse plus aux préoccupations des Québécois», ajoute François Legault.

Alors que plusieurs propositions de la CAQ ont été reprises par le gouvernement Couillard au fil des ans, le Conseil général permettra aux militants caquistes d’adopter de nouvelles résolutions – sur les thèmes de la famille et des régions – qui pourraient se retrouver dans le programme du parti pour les élections prévues à l’automne 2018.

L’événement de la CAQ, qui réunit environ 500 militants, se tient l’ancien fief de Jean Charest et François Legault ne cache pas que son parti veut «faire des gains en Estrie». «Il y a plusieurs comtés qui seraient prenables aujourd’hui», dit-il. 

La circonscription voisine de Brome-Missisquoi, représentée par Pierre Paradis, est notamment dans la mire de la formation caquiste, affirme-t-on en coulisses. Expulsé du caucus libéral, celui-ci a fait l’objet d’une enquête de la Sûreté du Québec pour des allégations d’inconduite sexuelle, mais le Directeur des poursuites criminelles et pénales a décidé de ne pas déposer d’accusations. 

La circonscription d’Orford, représentée par le libéral Pierre Reid, est également considérée comme «prenable» pour la formation caquiste.

Charest, invité d’honneur

Le discours attendu de l’ex-premier ministre Jean Charest au congrès du PLQ samedi soir a également suscité de nombreuses critiques des élus caquistes. Jean Charest est visé par une enquête de l’Unité permanente anticorruption concernant le financement du Parti libéral du Québec.

«La présence du monsieur Charest au congrès des libéraux, ça vient confirmer qu’on a le même régime au pouvoir depuis presque 15 ans, lance François Legault. Pendant un certain temps, monsieur Couillard a essayé de prendre ses distances, mais là, il n’essaie même plus.»

Éric Caire a également raillé la présence de Jean Charest, que Philippe Couillard associe fréquemment au passé du PLQ. «Le passé, c’est son invité d’honneur», a-t-il lancé.