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Aider ses enfants à acheter une maison

Aider ses enfants à acheter une maison
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Luc, d’Otterburn Park, a 53 ans. Ses filles ont 23 et 27 ans. Comme dans plusieurs cas, ces jeunes adultes s’établissent, rêvent de fonder une famille et souhaitent acquérir une première maison.

« Je ne sais pas par quel bout commencer. Comment les aider sans nécessairement leur donner tout cuit dans le bec ? Je viens juste de finir de payer ma maison et là, je regarde les prix d’aujourd’hui et c’est complètement hallucinant. Devrais-je racheter des REER ou emprunter sur la valeur de MA maison pour les aider ? »

Sortir vos REER ? Mauvaise idée !

Il faut d’abord entamer des discussions très sérieuses avec vos filles. Notamment sur leurs dossiers de crédit, celui de leurs conjoints, leurs niveaux d’économies accumulées, leur capacité réelle de payer les mensualités et surtout les nombreux imprévus.

Il ne faudrait absolument pas que ce désir d’aider votre progéniture se transforme en fardeau financier tant pour elles que pour vous. Sortir vos REER n’est pas une option.

Pour leur fournir 50 000 $ comptant, cela pourrait bien vous en coûter 100 000 $, sans considérer les pénalités de certains produits et les rendements perdus.

Différentes façons d’aider

Si vous avez déjà un planificateur ou un conseiller financier autonome de confiance, compilez le maximum de données sur les projets de vos filles et assoyez-vous avec votre professionnel afin de déterminer votre capacité financière d’aider vos enfants.

Oui, vous pouvez aider en fournissant la mise de fonds (totale ou partielle), mais cela peut aussi être un endossement, de l’aide physique pour l’aménagement de la propriété, des dons de meubles et objets de déco ou prendre à votre charge quelques factures comme le notaire, l’arpenteur, le plombier ou autres professionnels.

Les précieux conseils d’un courtier hypothécaire

Lorsque les idées seront suffisamment claires, vous devriez faire venir à votre domicile un courtier hypothécaire. Ce dernier travaillera pour vous.

En plus de vous expliquer les particularités des différents produits, il analysera l’impact des hausses de taux sur les finances de vos filles et il vous exposera les conséquences de ces quatre scénarios courants :

1. Rester à loyer encore pendant quelques années

2. Acheter avec une mise de fonds de 20 %

3. Acheter avec une mise de fonds inférieure à 20 %

4. Qu’arrive-t-il en cas de rupture du couple ou si un déménagement s’impose ?

CONSEILS

  • Donner une somme d’argent, c’est bien. Donner de son temps, c’est mieux.
  • Compte tenu des statistiques sur les séparations, les termes hypothécaires courts sont plus sages.
  • Ne négligez pas les assurances en cas d’invalidité ou pour protéger le solde hypothécaire.
  • Ces assurances sont plus complètes, plus abordables et protègent mieux lorsque souscrites séparément d’un prêt.
  • N’oubliez pas le testament, les mandats et les procurations générales.
  • Les scénarios en cas de séparation doivent être abordés et planifiés. Il est important de voir à protéger les mises de vos fonds de vos enfants.

Fabien Major est conseiller en épargne collective pour Major Gestion Privée Inc. de Gestion financière Assante ltée. 

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