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Climat pourri à l’UPAC: l’opposition reste sur sa faim

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Les partis d’opposition ont tenté en vain d’en savoir un peu plus sur le climat de travail à l’Unité permanente anticorruption, l’UPAC.

Le PQ et la CAQ ont présenté deux motions mardi à l’Assemblée nationale pour obtenir deux documents importants relatifs aux relations de travail au sein de l’UPAC.

Les libéraux ont refusé de donner leur consentement.

« On ne demande pas des rapports d’enquêtes. On demande des documents sur le climat de travail à l’intérieur de l’UPAC. On a peur de quoi ? » s’indigne le leader de l’opposition Pascal Bérubé en entrevue au Journal.

M. Bérubé voit dans ce refus du gouvernement Couillard une ingérence et un obstacle au travail des parlementaires, y compris les députés libéraux qui siègent sur la Commission des institutions.

« On a besoin de comprendre ce qui se passe à l’UPAC avant de voter sur la possibilité de lui accorder une plus grande indépendance. Sans les documents, nous allons voter contre le principe du projet de loi 107, jeudi » menace le leader du PQ.

« Le gouvernement et l’UPAC rient de nous », déplore pour sa part le leader de la CAQ François Bonnardel.

La CAQ invoque la décision rendue par la présidence de l’Assemblée nationale le 23 novembre dernier pour dire que ce sont les députés qui déterminent les informations à leur transmettre et non l’UPAC.

Notre Bureau d’enquête a révélé samedi que deux syndicats d’employés travaillant pour l’UPAC, le Syndicat des fonctionnaires et celui des professionnels du gouvernement, dénoncent le « climat de travail lamentable » et « l’opacité » de l’organisation. Une rencontre est prévue mercredi (demain) à ce sujet.