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La majorité des accusés demeurent derrière les barreaux

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Une douzaine de présumés trafiquants et revendeurs de drogue du Saguenay–Lac-Saint-Jean reliés aux motards criminalisés ont défilé mercredi en fin de journée au palais de justice de Chicoutimi sous des accusations de complot, trafic, possession dans le but de faire le trafic et recel d’argent de la vente de drogue.

Les deux principales têtes d’affiche, Gabriel Girard, 41 ans, du chemin des Ruisseaux à Saint-Honoré, et Maxime Martel, 34 ans, de Métabetchouan-Lac-à-La-Croix, demeurent détenus comme la grande majorité des coaccusés.

Seuls quatre individus ont pu retrouver leur liberté avec une caution, un couvre-feu et diverses interdictions de contact, d’alcool ou d’armes à feu, soit Steeve Pelletier d’Hébertville, Sébastien Patoine de la rue des Épinettes à Larouche, Marc-André Dallaire et Réal Girard, 71 ans, de la rue Garnier à Chicoutimi.

Ce dernier, père de Gabriel Girard, doit remettre à la police une vingtaine d’armes à feu entreposées à son domicile par des membres de sa famille.

Les autres accusés demeurent en détention jusqu’à l’issue d’une enquête sur remise en liberté, dont la date pourra être fixée à partir de la semaine prochaine.

L’OMBRE DES HELLS

Tous les accusés, détenus ou en liberté, n’ont plus le droit de communiquer avec Jean-François « Frank » Bergeron et Bernard « Ben » Plourde, qui ont des antécédents liés à leurs états de service auprès du chapitre de Trois-Rivières des Hells Angels.

Plusieurs accusés demeurent dans la région métropolitaine ou au Centre-du-Québec, dont Pierre Beauchesne, Stéphane Sinnett, 52 ans, de Mirabel, et Steeve Gauthier. Deux d’entre eux ont comparu par visioconférence devant un juge siégeant à Chicoutimi qui a ordonné leur transfert lundi au Saguenay pour la suite des procédures.

ACCUSATIONS

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Marie Sirois, a fourni une partie de la preuve accumulée depuis avril 2016 aux avocats de défense.

Une ordonnance a été obtenue pour que cette preuve ne puisse en aucun temps servir à d’autres fins que leur défense.

Dans le passé, une partie de la preuve fournie à des accusés liés aux motards a circulé dans des prisons afin de faire pression sur des témoins.