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Morneau à la porte!

Le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau

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Même à Québec, un ministre des Finances qui se serait placé dans une telle situation aurait démissionné depuis longtemps.

Ça ne marche pas comme ça avec le gouvernement de Justin Trudeau, toutefois. Notre premier ministre a beau transformer l’unifolié en pavillon de complaisance digne des républiques de bananes les plus sordides, il continue de porter des chaussettes de fantaisie sans jamais répondre aux questions.

Enquête

Bill Morneau, ministre des Finances de Justin Trudeau, fait l’objet d’une enquête de la commissaire à l’éthique, tout comme son patron qui aime rendre visite à l’Aga Khan plutôt que d’assister au lancement des fêtes du 150e.

Dans le cas de notre chancelier de l’échiquier fédéral, toutefois, c’est pire. L’homme d’affaires – qui ne pouvait ajouter le préfixe « ex » à ce titre il y a quelques semaines encore – a pris comme ministre des décisions susceptibles de l’enrichir.

Cette semaine, on apprend qu’un important bloc d’actions de l’entreprise de M. Morneau a été vendu juste avant que celui-ci annonce une série de mesures fiscales qui la touchaient. Les conservateurs affirment que cela laisse croire à un délit d’initié, un acte illégal.

Plus de crédibilité

Le ministre des Finances aura beau menacer l’opposition de poursuites, il demeure qu’il ne ferait pas l’objet de tels soupçons s’il s’était conformé à la prudence la plus élémentaire en plaçant ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard.

À la fin, Bill Morneau est discrédité. Son gouvernement tente de mener à bien une réforme fiscale qui ne satisfait personne et donne des cadeaux à des groupes étrangers comme Netflix en l’exemptant de taxes. Il ne prévoit aucune politique contre l’évasion fiscale et il a jadis fait en sorte que ses propres entreprises aient recours aux paradis fiscaux.

Le ministre des Finances de Justin Trudeau n’a plus aucune crédibilité. Il doit lui montrer la porte ou en payer le prix lui-même, tôt ou tard.