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Happée mortellement par un véhicule de déneigement

Une fillette de 8 ans est décédée hier à Charlesbourg

Le drame s’est produit à 11 h 55 au 1685, boulevard Louis-XIV. À l’arrivée des ambulanciers, il était trop tard pour la victime de 8 ans, qui été happée par un véhicule de déneigement.
Photo Agence QMI, Marc Vallières Le drame s’est produit à 11 h 55 au 1685, boulevard Louis-XIV. À l’arrivée des ambulanciers, il était trop tard pour la victime de 8 ans, qui été happée par un véhicule de déneigement.

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Nul ne pouvait expliquer vendredi la mort tragique d’une fillette de 8 ans, happée mortellement sur l’heure du midi par un camion de déneigement dans le stationnement de l’immeuble d’habitation où elle demeurait.

La première opération de déneigement commence très mal dans le secteur de Charlesbourg. Le drame s’est produit à 11 h 55 au 1685, boulevard Louis-XIV. À l’arrivée des ambulanciers, il était déjà trop tard pour la petite victime.

« La petite fille était décédée, mais le constat de décès a été fait à l’hôpital. Il n’y a pas eu de manœuvre de réanimation », indique Dominic Hamel, superviseur à la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ). Le conducteur du véhicule de déneigement et un résident ont aussi été transportés pour un choc nerveux.

Pour les parents présents, les émotions variaient entre la douleur et l’incompréhension.

« J’ai deux enfants à l’école du Bourg-Royal et elles reviennent toujours avec elle, mais curieusement, pas cette fois-ci. On ne comprend pas. Il n’y a pas assez de neige. Comment le déneigeur n’a pas pu la voir ? Les enfants ne sont pas retournés à l’école après. Ce n’est pas facile pour eux non plus », a commenté une autre mère de famille qui connaît bien les parents de la victime.

« Triste »

Une autre mère se souvient être sortie juste avant l’accident. « À 11 h 45, il ne restait que mon véhicule à déplacer sur le stationnement. Sa sœur est amie avec ma fille. Ce matin, ils sont venus cogner à la porte pour aller à l’école. C’est triste. Elle était petite et enjouée. Je pense que c’est le conducteur, parce que la petite fille a sûrement vu le camion. C’est bête. C’est grave. Il faut faire attention », a ajouté Fidele, une mère fortement secouée qui n’a donné que son prénom.

« Elle arrivait de l’école, la petite. Tous les jours, les enfants reviennent sur le coup du midi. Ils avaient l’habitude de jouer. Je ne croyais pas qu’il arriverait une badluck de même », se désole Raymond Giroux, résident de l’immeuble.

Pas d’entrave

Le copropriétaire de l’entreprise de déneigement, lui-même père de quatre enfants, était en larmes à l’autre bout du fil. Il n’avait toujours pas parlé à son travailleur qui possède une dizaine d’années d’expérience avec la machinerie lourde. Selon lui, l’employé en question n’était pas surchargé ni pressé par le temps ou les précipitations.

« Le site était en déneigement de finition, dans la plage horaire où les gens doivent enlever leurs voitures. Il n’y avait aucune entrave sur le stationnement et il y a une caméra de recul sur le véhicule. Ce n’est pas un nouveau site et l’opérateur connaît les lieux. On est dans le néant. Je ne souhaite ça à personne », a confié Simon Jourdain, du Groupe Essa. Plus tard en après-midi, le père des propriétaires était également sur les lieux pour tenter de trouver des réponses qui ne venaient pas.

Selon Cyndi Paré, porte-parole au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), plusieurs éléments restent à éclaircir. Une équipe de Deuil Jeunesse est intervenue pour aider les familles éprouvées. Du soutien sera également disponible à l’école.