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Un policier l’aurait agressée dans une autopatrouille

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MALIOTENAM | Une femme autochtone a raconté vendredi les abus qu’un policier lui aurait fait subir à Schefferville. Le policier avait été accusé d’agression sexuelle, mais se serait par la suite suicidé.

Les sœurs d’origine naskapie, Alma et Elizabeth Mameanskum, ont raconté vendredi, lors de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, les situations d’abus d’autorité et d’agressions sexuelles subites entre 1980 et 1981.

Alma Mameanskum se promenait dans les rues de Schefferville avec une amie lorsqu’un policier les a interpellées.

« Il nous a demandé de danser. Quand on lui a demandé pourquoi, il a répondu : “Parce que toi et ton amie avez de beaux corps” », a-t-elle relaté.

Les deux amies ont ensuite pris la fuite avant d’être rattrapées par le policier.

« Il nous accusait d’avoir volé quelque chose dans le centre récréatif et nous demandait d’entrer dans sa voiture », a-t-elle raconté.

Après s’être cogné la tête contre la porte de la voiture de police, Alma est finalement montée. C’est à ce moment que le policier aurait commencé à lui caresser les cheveux et lui faire des attouchements.

Enquête

<b>Michèle Audette</b></br>
<i>Commissaire</i>
Photo courtoisie
Michèle Audette
Commissaire

Selon Alma Mameanskum, le policier dont elle aurait été victime se serait récemment suicidé. Elle semble faire référence à Alain Juneau, l’ex-policier qui s’est enlevé la vie après avoir été accusé pour des agressions sexuelles commises à Schefferville entre 1981 et 1990.

L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a entendu toute la semaine des témoignages très touchants sur la Côte-Nord.

La commissaire Michèle Audette constate un grand sentiment de délivrance parmi les témoins qui ont osé livrer leur histoire.

« Ça prend un grand courage et une grande résilience pour livrer ces témoignages-là. Et ça fait juste confirmer la raison d’être de cette enquête », a-t-elle dit.

Selon elle, la diffusion publique de l’enquête poussera encore plus de victimes à témoigner.