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Deslauriers reconnaissant

L’attaquant du Canadien remercie le directeur général des Sabres de l’avoir échangé

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Photo AFP Nicolas Deslauriers a défilé le long du banc du Canadien après avoir marqué son premier but avec l’équipe montréalaise, samedi au Centre Bell.

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Nicolas Deslauriers n’a jamais fait ses valises pour Rochester dans la Ligue américaine. Ignoré au ballottage par les 30 autres équipes de la LNH le 30 septembre dernier, Deslauriers a patienté pendant quelques jours avant de recevoir l’appel du directeur général des Sabres, Jason Botterill.

Botterill lui a finalement téléphoné le 4 octobre. C’était à la veille du premier match de la saison entre les Sabres et le Canadien au KeyBank Arena. Une poignée de journalistes de Montréal se retrouvaient dans le luxueux vestiaire des Sabres pour parler à Nathan Beaulieu, Josh Gorges et Jack Eichel quand l’annonce est tombée.

Les Sabres venaient d’échanger Deslauriers au CH contre le défenseur Zach Redmond. Deslauriers devait se rapporter au Rocket de Laval, alors que Redmond partait pour les Americans de Rochester.

Mis au parfum de la transaction mineure, Zemgus Girgensons avait immédiatement déclaré au représentant du Journal de Montréal que les Sabres venaient de perdre un bon coéquipier.

« Ce sera bon pour lui, il aura droit à un nouveau départ et il vient de là en plus, avait mentionné l’attaquant des Sabres. Nicolas était vraiment le gars le plus drôle du vestiaire. Tu veux l’avoir au sein de ton équipe. »

La destination en dernier

Deslauriers n’oubliera jamais cette journée du 4 octobre.

« J’ai reçu un appel de Botterril, tout juste avant Marc Bergevin, a expliqué le robuste ailier en entrevue au Journal, après l’entraînement matinal de samedi. Il m’a expliqué au téléphone qu’il venait de m’échanger, mais qu’il le faisait pour le bien de ma carrière. Il cherchait à m’échanger depuis deux ou trois jours. Botterill a eu de la classe. Il a pensé au bien de ma carrière. »

Deslauriers n’a pas un souvenir exact de sa conversation avec le nouveau directeur général des Sabres.

« Quand j’y repense, j’étais tellement nerveux que j’ai probablement oublié des passages, a-t-il rappelé. Jason m’expliquait qu’il m’avait échangé, mais je ne savais pas où je partais. Je n’osais pas lui poser la question. Quand tu ne connais pas encore ta prochaine destination, c’est énervant. Je ne voulais pas l’interrompre, je le laissais parler. Je pense que la conversation a duré deux ou trois minutes et ce n’est que dans les dernières secondes qu’il a dit que j’étais maintenant un membre du Canadien. Quand il a prononcé le Canadien de Montréal, j’ai eu des frissons. J’étais tellement heureux. »

Au départ, Deslauriers avait le cœur gros à l’idée de fermer la page sur un chapitre de près de quatre ans avec les Sabres.

« J’avais un mélange d’émotions, a-t-il souligné. J’étais triste de partir des Sabres. C’est là que tout a commencé pour moi. J’ai joué mon premier match dans la LNH pour les Sabres, j’ai marqué mon premier but, etc. »

Un pressentiment

Avec le changement de garde effectué cet été à Buffalo par les arrivées de Botterill dans le siège de DG et de Phil Housley comme entraîneur en chef, Deslauriers se doutait qu’il pouvait changer d’air.

« Je me posais déjà des questions pendant l’été, a-t-il expliqué. Je voyais les changements à Buffalo. Je sais qu’il y a de moins en moins de bagarres dans la LNH. Je ne suis pas juste un bagarreur, mais ça fait partie de mes responsabilités. Je peux jouer au hockey et j’apporte de la robustesse. J’avais un pressentiment que je pouvais partir de Buffalo. Quand les Sabres ont acquis Jordan Nolan au ballottage, ça devenait pratiquement écrit dans le ciel. »

Laval avant Montréal

Deslauriers a fait ses premiers pas au sein de l’organisation du CH comme membre du Rocket de Laval, dans la Ligue américaine. Il y a joué 14 matchs pour l’équipe de Sylvain Lefebvre avant de finalement obtenir un premier rappel. C’était le 16 novembre. Depuis ce temps, l’ailier de 26 ans a participé aux neuf derniers matchs du Tricolore.

« Je n’avais jamais imaginé de porter le chandail du Canadien dans la LNH, a-t-il dit avec le sourire. Tu y rêves, mais tu ne peux pas penser que ça va arriver. Quand tu le vis, tu n’oses pas trop y croire. Au départ, j’étais à Laval seulement. Mais je me disais que j’avais un pied dans la porte puisque je faisais partie de l’organisation. Je voulais recevoir un rappel et ne pas manquer ma chance. Quand j’ai mis le chandail pour une première fois pour la période d’échauffement, j’ai ressenti un sentiment vraiment spécial. C’était un pur bonheur. »

Deslauriers a ressenti d’autres moments de bonheur dans la victoire écrasante de 10 à 1 contre les Red Wings de Detroit, samedi au Centre Bell. En plus de marquer son premier but avec le CH, il a obtenu deux passes.

Le robuste attaquant de 6 pi 1 po et 215 lb a redonné une identité au quatrième trio du Canadien grâce à son énergie et à sa combativité.

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