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Double meurtre à Montréal: un homme violent et impulsif

Christian Pépin
Illustration, DELF BERG Christian Pépin

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Le Montréalais accusé des meurtres de sa mère et de sa grand-mère est un homme violent et impulsif qui cumulait les infractions même en prison, révèle un rapport obtenu par Le Journal.

«Vous avez démontré une propension à la violence envers des connaissances, étrangers, et personnes en position d’autorité, cela dans la communauté et en milieu carcéral», déplore la Commission des libérations conditionnelles du Canada [CLCC] dans un accablant rapport sur Christian Pépin.

Pépin, 35 ans, a comparu lundi pour deux meurtres au premier degré. Il est accusé d’avoir poignardé à mort sa mère Diane Champagne ainsi que sa grand-mère Paulette Robidoux. Le drame est survenu dimanche dans le quartier Tétreaultville, dans l’est de Montréal.

L’air abattu et défait, il n’a presque pas dit un mot lors de sa brève comparution par visioconférence, au palais de justice de Montréal. Comme il est accusé de meurtres, il a automatiquement été renvoyé en détention.

S’il veut être libéré, ce sera à lui de faire la preuve qu’il ne représente pas un danger pour la société, entre autres.

Violence

Selon le rapport de la CLCC, Pépin a passé de nombreuses années au pénitencier pour des crimes violents.

En 2013, il avait écopé de six ans d’incarcération pour avoir volé un inconnu dans un parc.

«[La victime] vous a présenté son argent, mais soutenu qu’elle en avait besoin pour se nourrir, peut-on lire dans le document. Vous lui avez par la suite asséné un coup de poing au visage et lui avez dit de partir et de ne rien dire.»

Quelques mois plus tôt, Pépin avait été condamné pour deux vols à main armée dans des dépanneurs.

Son parcours criminel avait commencé en 2005, entre autres pour des agressions, des vols et des menaces, tant auprès d’inconnus que de proches. En 2008 par exemple, Pépin avait battu un homme qui avait refusé de lui acheter de la drogue.

«Vous avez une problématique de drogues depuis un bon nombre d’années, y compris le crack et l’héroïne», indique le rapport de la CLCC.

Et même en prison, il avait été impliqué dans l’agression d’un détenu en plus d’avoir dû faire face à des mesures disciplinaires pour des incitations au désordre, une possession d’alcool frelaté et pour des menaces envers une officière.

Dans son plus récent dossier de meurtre, Pépin reviendra à la cour en janvier pour la suite des procédures.

Pendant toute la durée de sa détention, il lui sera interdit de communiquer avec quatre membres de la famille des victimes.